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Tuesday, October 09, 2018
Ç’aurait en effet été idéal ! Merci de la proposition. Mais je suis en création à Lausanne depuis hier… Je ne suis libre que la semaine précédent ma venue à Rennes pour le spectacle — qui ne s’appelle pas Réunir les amants (quel beau titre !) mais Rester vivant ((idem).
Bien à vous,
Yves-Noël
Saturday, June 03, 2017
D ans l'azur, qui est du noir
J'ai oublié, cher Yves-Noël, de joindre à mon dernier message le lien vers un entretien d'Yves Bonnefoy au Monde à propos de Shakespeare où il dit qu'il faudrait jouer Shakespeare dans le noir.
« Comment ce travail sur la matière même du texte, sur les mots, les vers, le rythme, le souffle, vous a-t-il mené à la conviction que c’est la poésie — et la poésie comme « parole de vérité », comme saisissement du monde — qui est au cœur du projet théâtral de Shakespeare ?
« Je l’avais eue, cette conviction, dès ma première rencontre de ces grands textes qui avait été, plus ou moins, une écoute comme je viens de dire que ce doit être, même quand on assiste à des représentations – comme on dit – d’Hamlet, de Macbeth. Si bien, croyez-moi, que je trouverais on ne peut plus naturel qu’une obscurité totale enveloppe scène et salle : on ne verrait rien mais on entendrait, on percevrait mieux dans le noir la respiration des mots dans le texte. »
[…]
« Si j’étais un metteur en scène de Shakespeare, je ne m’intéresserais guère aux façons dont il me faudrait meubler les planches, mais j’aurais envie de transporter l’œuvre, avec ses acteurs, ses événements, dans des foules sous la pluie ou dans des montagnes, lieux où sa parole étouffée par les bruits, emportée par les vents, n’en serait que plus audible, en sa profondeur. Je parlais tout à l’heure d’un Hamlet joué dans le noir. Dont les spectateurs ne percevraient rien que les voix, dont les acteurs, même, ne se verraient pas du tout entre eux. C’était déjà cette idée d’une scène très élargie, car ce noir, c’est celui qui règne entre les étoiles, c’est ce non-être dont Hamlet ne cesse pas de faire l’objet de sa réflexion. »
Vous voyez que les grands esprits se rencontrent. « on ne verrait rien mais on entendrait, on percevrait mieux dans le noir la respiration des mots dans le texte. » C'est ce que vous avez fait pour Baudelaire, laisser les spectateurs ne percevoir que la voix dans le noir qui règne entre les étoiles, et pour Baudelaire, les étoiles ce serait encore trop, il aurait voulu qu'elles s'éteignent, comme dans Hopkins Forest.
À suivre
Amitiés
Jean-Paul
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Friday, June 02, 2017
S ur les ténèbres
Merci de ces retours, cher ami ! Je n’en espérais pas tant ! Oui, c’est fait de bric et de broc, le théâtre, dans l’urgence (dans mon cas) et dans l’instinct (et, en l’occurence, dans la maladie). Il faut faire qu’un spectacle se tienne — et on ne sait pas comment. Artisanat. C’est pour ça que je suis loin de mépriser Fabrice Luchini comme vous, il me semble qu’il fait tenir quelque chose de formidable — peut-être au détriment d’autre chose, certainement, mais enfin... Enfin, rien d’original à ce que je dis : tout fait tenir quelque chose et, par exemple, je suis rentré « comme dans du beurre » dans Hopkins Forest parce que j'ai vu le nouveau Alien : le poème de Yves Bonnefoy me donnant soudain exactement ce dont j’avais été frustré en visionnant Alien (qui en partage pourtant l’imagination de l’espace). Par exemple, oui, Le Cygne, il en manque un bout parce que j’étais trop nul, c’est honteux à dire, j’ai enlevé quelques strophes parce que je les disais mal ! au lieu de faire un effort et de recommencer (mais l’effort, dans mon cas, ne mène qu’au pire). Etc. Des bouts de ficelles, assumés, quand même. Par exemple, toutes les erreurs de diction sont gardées, les reprises... dans le cas où la première prise, comme souvent, est meilleure que la suivante où j’ai rectifié les fautes. Mais il y a quand même beaucoup de choses qui m’abîment les oreilles dans ce fatras, et c’est pour ça que je suis passé de 2h30 au Rond-Point à 1h45 au Point du jour (à Lyon) : j’en ai enlevé simplement parce que c’était mauvais ! Je ne veux pas me rabaisser : ce qui reste, souvent, m’émerveille, pas d’une manière narcissique, mais parce que j’entends des choses incroyables qu’en effet, comme vous dites, je n’entends pas en silence quand je suis seul ; il y a donc un dépassement (qui me ravit). Le truc sur l’ « animalisme », c’est un morceau d’une chronique dans « Libé » de Paul B. Preciado et ça n’a donc rien à voir. Et il y a même un poème de Houellebecq à l’intérieur de ce noir de capharnaüm. « Ma vie, ma vie, ma très ancienne, Il a fallu que tu reviennes… » (quelque chose comme ça). Le côté Grand-Guignol est un peu gommé peut-être par rapport à la version d’Avignon (qui se jouait comme dans un tombeau circulaire), mais quand même pas complètement ; au Rond-Point : train fantôme… Bien sûr que c’est Jeanne Duval dans L’Heautontimoroumenos, je fais l’idiot, ne faites pas attention (ça détend le public de faire l'idiot). Non, le poème qui m’avait fait peur, le jour de la générale, c’est La Destruction. « Sans cesse à mes côtés s’agite le Démon ; / Il nage autour de moi comme un air impalpable ». (Je lis d’ailleurs, à l’instant, dans Pierre Michon : « Le Prince des Ténèbres, on le sait, est aussi le Prince des Puissances de l’air ».) Dans le noir, quand j’étais en live dans ce tombeau de la Condition des soies (salle ronde en pierre), je vous assure que j’ai eu les chocottes : et si c’était vrai ? Je me suis arrêté là. Les autres soirs, ça a été… (ce n’était déjà plus aussi vrai).
Voilà, vous savez tout et je promets de dire tu quand on se revoit,
YN
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Sunday, July 10, 2016
Bonjour Irène Omélianenko, [même envoi à Blandine Masson ainsi qu'à Alexandre Plank]
Aurélie Charon me donne votre contact. J’avais envie de vous envoyer le lien des enregistrements utilisés pour le spectacle dans le noir total (sans sorties de secours, etc.) que j’ai proposé sur Les Fleurs du mal (et que j’ai intitulé : Rester vivant). Il y a eu trois versions. Une jouée en direct (non enregistrée) au théâtre de la Condition des soies, à Avignon, il y a deux ans, une, l’année passée, au théâtre du Rond-Point, à Paris, celle-ci presque entièrement enregistrée et la plus longue (2h30) et une à Lyon pour finir l’année 2015 (au théâtre du Point du jour). C’est toujours moi qui parle dans les enregistrements (sauf la chanson de Jeanne Balibar), mais souvent dans un état malade, ce qui m’aide à produire ces voix d’outre-tombe. Si vous écoutez, vous verrez que c’est aussi une sorte d’hommage à la radio, à ces voix anciennes que j’ai dû entendre quand j’étais gosse et qui, en tout cas, me ravissent toujours, toutes les voix, mais particulièrement, les voix disparues, évidemment. Je me demandais donc si on ne pouvait pas poursuivre ce travail scénique à la radio, boucler la boucle… Je voulais votre avis. Il y a assez de matière déjà enregistrée pour une émission, mais peut-être faudrait-il développer. Ou adjoindre, comme c’était la première idée, des poèmes de Michel Houellebecq (idée dont il ne reste, dans cette version, que le titre et une courte citation). Ce serait magnifique, un jour. Ah, encore une chose, juste une image : à Lyon (dans la troisième version, donc), la salle est grande, plongée dans le noir. A la fin de la traversée, après 1h40, le plein feu revient et éclaire au milieu de la scène un couple qui semble avoir toujours été là et qui s’aime à même le plancher. J’aimais beaucoup cette image unique. Au théâtre du Rond-Point où le public avait été limité à cinquante personnes et placé sur deux rangs dos à dos au centre de la pièce, nous faisions passer tout autour des présences simplement habillés d’une pincée de pigment phosphorescent, des fantômes, c’était très beau aussi. Ce que vous écouterez grâce à ce lien n’est pas la version scénique qui est, bien sûr, elle, spacialisée par Benoît Pelé : le son, venant de multiples sources, entoure les spectateurs, mais une transcription en ligne des enregistrements utilisés.
Bien à vous,
Yves-Noël Genod
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Saturday, December 20, 2014
R ester vivant, livre d'or, 6
Leyli Daryoush
J'avais besoin d'une telle
écoute. Et je suis tombée amoureuse de cette voix si noire :-)
Soleïma Arabi
JE SUIS VIVANTE !!! Mais à un
point !!! Là, rond, évidemment... Je vous souhaite Yves-Noël Genod jusqu'au 31
décembre. Au beau milieu des affreuses lumières des Champs-Elysées les oublier.
Et tout le reste encore. Comme c'est doux et comme c'est bon dans les oreilles
et dans le coeur et dans l'âme...Aussi fort aussi beau aussi chaud que des
hommes nus avec Angelica pour les yeux. Merci Paris la ville le spectacle
vivant ! Sinon, tu peux toujours frétiller la queue sur les Bee Gees, mais
sincèrement, ça n'a rien à voir... quoique...
Céline Spang
J'ai vu ce spectacle, et
c'est très beau Baudelaire dans le noir, une vraie expérience. Et puis, Yves-Noël
Genod, c'est toujours une expérience sensible, sensorielle et qui fait sens.
Bref... sans hésiter !
Rossella Cecill
Je voulais juste vous dire
qu'hier, dans le noir, je me suis réconciliée avec la poésie et la beauté du
mot. Merci pour votre travail. Bonne continuation.
Julie Lamoine
Yves-Noël,
Merci, merci pour ce superbe
voyage !
Je me suis laissée glisser,
envelopper par le texte, ses
sonorités au-delà des mots mêmes.
Le noir profond, finalement
apaisant,
Magnifiques apparitions,
étrangetés, entités volubiles,
J'avais envie qu'on me prenne
dans ses bras, de prendre la main de mon voisin,
Odyssée solitaire et
profondément humaine,
Captivante,
Réconfortante,
Tu es le poète
Fabienne Louvat
Bonjour Yves-Noël,
Pour moi dire merci est
compliqué... Donc comme j'ai du mal, j'essaye de poser des mots sincères et je
les partage.
Voilà, si il y a des
représentations les 24 et 31 décembre, il y a des chances que je vienne faire
la fête avec vous au Rond point. Si je n'y suis pas, j'y serai quelque part. C'est
sans doute ça qui a changé depuis hier. Avec le temps, je verrai si votre
spectacle peut être mon refuge... Je crois que oui.
Être vivant.
J'ai une amie qui avait
besoin d'un massage. Je viens de lui offrir une place pour le 30 :-)
Nicolas Fourneyron
Merci pour ce merveilleux
moment !
Après l'enchantement des présences
diffuses, vous excellez dans les absences nocturnes.
Le noir vous va si bien. Vous
l'éclairez des mots terriblement mélancoliques et beaux de Baudelaire.
« Fugitive beauté /
Dont le regard m'a fait soudainement renaître, / Ne te verrai-je plus que dans
l'éternité ? » dit le poète. J'aimerais ne pas attendre l'éternité et
je sais que votre compagnie et vos futurs spectacles m'y aideront…
Nicolas.
PS : Quelle est cette
chanson où il est question de navigation que vous utilisez dans Rester
vivant ?
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Wednesday, December 17, 2014
R ester vivant, livre d'or, 4
Isabelle Barbéris
Cher Yvno,
Rester vivant continue de déposer, tel un alambic invisible, dans
ma pensée. Je salue son tour de force, qui est celui de ne pas avoir abdiquer
face aux assignations, celle du lieu, fade et plat ; celle du one man show et
de l'obligation à paraître (je pense à Dominique Rabaté, qui est en train
d'écrire un livre sur « disparaître », dans la littérature).
Et de les avoir retournées,
ces assignations, comme des crêpes pour donner cela : un lieu et un « one
man » disparus, pour laisser de la place.
J'aime la citation
involontaire de Johnny, qui va sûrement bientôt disparaître, et ça va nous
mettre un coup dur la mort de Johnny.
Les amis qui ont traversé
ce noir-là en ressortent très bien. Mes étudiants conviés hier, ainsi que mes
collègues, ont beaucoup aimé. Aime ton spectacle. Il est fort.
Rester vivant répond à l'installation posthumaine Castellucci, oui.
Ce serait une belle étude comparatiste à faire. Mais ton théâtre n'est pas
vitaliste comme celui de Castellucci, et il reste du point de vue des humains,
il est à portée de main. Tu me rappelais l'étymologie de théâtre : le lieu d'où
l'on regarde et non pas ce que l'on regarde. Donc le lieu, quand bien même on
serait des poussières d'étoile ou de matière, reste humain. C'est raté, cela,
dans Le Sacre version Castellucci.
Le spectateur, le « d'où l'on regarde » n'est pas pensé. Et puis chez
toi, il y a toujours quelque chose qui doute. On regarde les choses depuis
notre présent et notre corps, incertains. Ça me touche infiniment plus.
Ma pièce de théâtre
préférée est Loretta Strong, de
Copi qui est propulsée dans l'univers après explosion de la terre et traversée
par des animaux, des objets, des mots et des énergies, et à la fin n'est plus
qu'un « pli » et une peau.
Je te remercie pour ta
confiance et ta patience à mon égard (oui oui), et je t'embrasse très très
fort, ô toi ! Et puis on se pose des séances d'archive en janvier, je t'écris
très vite à ce propos afin d'avancer le bouquin.
Pour ce qui est de la
santé, je t'avais envoyé l'adresse d'une clinique ayurvédique en Inde. Je te
conseille aussi vivement les cours de Shiatsu avec Katia Feltrin. Essaie !
Bisous Yvno,
Isabelle
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Tuesday, December 16, 2014
R ester vivant, livre d'or, 3
Simon Romain
Bonjour en pleine lumière,
Merci pour toutes ces
douleurs, pour toutes ces douceurs, l'autre soir à tâtons en plein noir.
« Baudelaire trouve
pour toutes les douleurs, pour toutes les douceurs, de ces formes inouïes,
ravies à son monde spirituel à lui, et qui ne se trouveront jamais dans aucun
autre, formes d'une planète où lui seul a habité et qui ne ressemblent à rien
de ce que nous connaissons. »
Proust, Contre
Sainte-Beuve
in La Pléaïde, pp
252-253.
La lutte continue !
Simon
Moni Grégo
Oui, c'est infiniment beau.
C'est le geste théâtral de Yves-Noël Genod et de ses hôtes magiciens au son, à
l'image et d'une magicienne sculpturale, furtive passante insaisissable et du
diablement père spirituel et charnel, ce génial Charlot métaphysique grandiose
de la poésie, qui sait puissamment piétiner ce qu'il adore. Vous serez dans la
chute d'Alice au fond du trou du Pays des merveilles, et dans le geste théâtral
de Yves-Noël Genod. Vous serez dans le ventre de la baleine aux côtés de Jonas
et de Pinocchio, et dans le geste théâtral de Yves-Noël Genod. Vous serez dans
la soute du navire qui traverse le Styx avec un Charon millénaire et sans âge,
enfantin, grâcieux, délicieux, fils d'Hélios le Soleil et de Gaïa la Terre, et
dans le geste théâtral de Yves-Noël Genod. Vous serez dans l'Atelier imaginaire
de Léonard de Vinci qui peint, pense, s'envole, Joconde... et dans le geste théâtral de Yves-Noël Genod. Ici,
la couleur du silence prend cette teinte douce, ouatée, de ce noir plein d'âmes
qui nous emporte dans un « on ne sait où » fabuleux. Il y a un
« Noir Genod », comme il y a un « Noir Soulages » ou un
« Bleu Klein ». C'est une nouvelle mythologie qui s'invente devant
nous. Elle est faite de notre fibre la plus humaine et la plus prodigieuse, du
meilleur et du pire de nous toutes, de nous tous. C'est un voyage hors du temps
et dans le temps, hors du texte et dans le texte, sans corps et comme si on
entrait dans le corps de cette voix dont le clavier va et vient, ose des basses
presque obscènes, monte en spirale jusqu'à des cieux que même Borges n'aurait
pas su écrire. Ne manquez pas cette rencontre, cette chance d'être AVEC ce
geste exceptionnel qu'est le geste théâtral de Yves-Noël Genod. Vous êtes à
Paris, la plus belle ville du monde avec tout près de vous, vivant, si vivant,
le plus magnifique geste de théâtre du monde. Vu trois fois ce Rester vivant. Je reviendrai. Non je ne suis pas folle ; non,
je n'exagère pas ; tous les gens que j'ai amenés avec moi vous le
diront... :-) Vivante, je le suis encore plus que jamais par ces rendez-vous
réussis ! Ne les ratez pas !
Audrey Liebot
En sortant, parce que j'avais
dérivé, dérivé dérivé dérivé, me suis demandé pourquoi la ville-lumière n'avait
pas tout éteint elle aussi...
Florence Violet
Un noir hypnotique où l’on
plonge, guidés par les voix plurielles de Baudelaire à travers Genod, qui nous
frôle de sa présence, de ses chuchotements… mais est-ce lui ou un autre, ou les
sons qui nous égarent, ou une hallucination collective ?
Et au bout de la nuit
poétique, l’on se retrouve ivre sur le trottoir, à courir vers le lit, vers le
noir du sommeil, de la vraie nuit pour reconvoquer les voix, comme un
rêve intérieur que l’on veut retrouver.
Enivrez-vous avec Yves-Noël,
sans avoir peur, car il vous tient la main.
Merci pour hier et les
demains à venir !
Florence Violet
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R ester vivant, livre d'or, 2
Jhon Fou
Il y a déambulation, il
déambule, d'ailleurs, on dirait un défilé... J'attendais les mannequins, mais
la lumière s'est éteinte pour ne pas se rallumer.
Il oscille, encuirassé, son
habit de lumière dans le noir total (presque tout le temps).
Un être fragile qui marche et
s'assoit et s'allonge autour de nous. Il est présent, quelques fois il nous
frôle.
Des enceintes sont placées
précisément dans l'espace, le son y est bon, on y goûte chaque mot.
C'est une magie.
Il y a de la magie, des
tours, de-ci-de-là...( Sans vouloir dévoiler le secret)
Je me suis laissé baigner,
pris par des cascades de mots chaud et doux, suaves parfois et toussoteux par
d'autres.
Surpris et touché d'une
plongée vers l'abysse poétique de Charles Baudelaire.
Yves-Noël nous a servi le
champagne avant le début du spectacle et je ne sais si les bulles y sont pour
qqch ( je ne crois pas) mais j'étais ravi…
Courez-donc au Rond-Point,
Yves-Noël fais péter le champ' !
Isabelle Isabelle
Je vais devenir fan, après 1er
Avril et le spectacle d'hier, super
et même pas peur ;-) un peu quand même dans les 5 premières mn mais après
c'est magique ! Bravo
Anne Béatrice Klauck
J’ai laissé l’haleine des
dieux circuler par tous les pores de ma peau, n’ai offert
aucune résistance à la circulation impétueuse de mon sang. Le velours du noir.
Un délice, ce fut. BRAVO & MERCI. Je reviendrai sans doute
Patric Entat
Merci et bravo pour hier !!!
Une expérience qui ne nous quitte pas !!!
Véronique Alain
Cher Yves-Noël,
Merci, merci pour ce Rester
vivant inouï
J'avais des voisins très doux
Le temps suspendu
Et, tout à l'heure, les rêves
Je t'embrasse,
Véronique
Gwénola Drillet
Merci encore énormément
!
Rester vivant continue de
me traverser... Il reste, résiste, riposte au flux quotidien qui a repris...
Certaines parties du texte ressurgissent depuis dimanche matin ...
À bientôt
Et BRAVO
Gwenola
Antoine Thiollier
Mon cher Yvno,
Ta nuit baudelairienne
donne plus à rêver que les nuits du réel.
La deuxième partie est plus
joyeuse étrangement, non ?
La première a fonctionné
pour moi comme une descente « au fond du gouffre » et quand le rond rouge
s’est allumé (sublime ça comme il clignotait) j’ai regardé les gens mourir.
J’ai vraiment cru qu’au lieu de retourner vers la vie, le monde, je me suis dit
ça, quoi, qu’ils nous quittaient pour de bon, pour traverser l’Achéron. Que les
gens qui sortaient à ce moment-là étaient des sacrifiés. Bref,
Tiens moi au courant pour
le 24,
Toï toi pour ce soir et
pour la première aussi !
Bises
Celim
Soleïma Arabi
JE SUIS VIVANTE !!! Mais à un
point !!! Là, rond, évidemment... Je vous souhaite Yves-Noël Genod jusqu'au 31
décembre. Au beau milieu des affreuses lumières des Champs-Elysées les oublier.
Et tout le reste encore. Comme c'est doux et comme c'est bon dans les oreilles
et dans le coeur et dans l'âme... Aussi fort aussi beau aussi chaud que des
hommes nus avec Angelica pour les yeux. Merci Paris la ville le spectacle
vivant. Sinon, tu peux toujours frétiller la queue sur les Bee Gees, mais
sincèrement, ça n'a rien à voir... quoique...
Leonora Lotti
Merci Yves-Noël Genod, bravo
pour ton travail! (Rester vivant —
Festival d'Automne à Paris)
Jean Roux
merci
yvesnoëlnwelnwelnwelnwelll on a couru dans la ville et les lumières ! quand
j'étais petit je dormais, pendant la messe, derrière l'autel et sous les bancs,
ce soir c'était pareil, l'église et le même temps merci merci merci merci
mercitilititititititilitititititimbimibimlove
Marilyne Fontaine
Yves-Noël au Rond Point.
Un voyage abyssal, troublant
et sensitif... Baudelaire ou l'immensité et le ridicule de nos vies. Le noir et
le vide, l'extase, le superbe, et nos coeurs à chair et à flot...
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Monday, December 15, 2014
R ester vivant, livre d'or, 1
Véronique Theau
Miracle :-) Après quelques
longues minutes de panique me disant : « ça va pas être
possible », le noir est devenu Velours... presque rassurant et je suis
restée jusqu'à la fin et je buvais votre voix, son souffle, ô douceur ! ô
poison !... Et tes pieds s'endormaient dans mes mains fraternelles.
Yves-Noël, vous êtes très
fort ! j'en suis sortie avec une sensation de... comment dire ? de plénitude.
Remplie, enveloppée... Vivante !
Nuit de velours à vous.
Merci beaucoup.
Véronique T.
Xavier Leroy
Merci pour ces moments
sombres à souhait et de m'avoir donné envie de lire ou relire Baudelaire.
Bon spectacles à venir,
Xavier
Chloé Dudzik
Yves-Noël, je ne t'ai plus
retrouvé après le spectacle hier. C'était vraiment magnifique, beau, touchant,
innovateur, tellement juste ! Et on entendait les poèmes, et les voyait ! donc
Bravo ! et merci ! J'espère à très vite, Chloé
Bertrand Dazin
Que dire à propos de ce
nouveau chef-d'œuvre ?... où la parole chante poétique à l'unisson des
sons et des noirs entrecoupés de lumières... intérieures !
Je n'ai pas senti passer
ces deux heures trente de poèmes, j'aime ces voix en une seule ! Allez tous au
« pestacle de Vive Noël Genod »... Rester vivant, au théâtre du Rond-Point...
Frédérique Pierson
J'ai embarqué hier sur Les
Fleurs du mal pour une traversée
onirique et primitive entourée de vivants fantômes car absorbés par un noir
absolu-aveuglant qui oblige à fermer ses yeux et ouvrir toutes ses issues. Noir
lacéré, arraché d'éclairs de lumière, de lune rousse trempée et d'étoiles qui
s'éteignent pour mieux filer douce. Noir que des voix, les voix d'Yves-Noël
absent, aigu, troué de mémoires organiques et poétiques qui nous balancent au
gré des flots baudelairiens... qui s'éteignent pour mieux filer. Noir qui fait
revivre des fantômes
Labels: correspondance rester vivant
Thursday, December 11, 2014
Q uestion d’un spectateur
Euh... J'imagine donc qu'il
y a beaucoup de texte....
(juste pour savoir si je
peux venir avec une amie qui ne parle pas français...)
Eh bien, si elle est
ouverte d'esprit pourquoi pas ? c'est des voix, des voix, des voix, mais
des poèmes, des poèmes, des poèmes, eh, oui, c'est Baudelaire, Baudelaire,
Baudelaire... Je ne sais pas trop comment trouver le public de ce spectacle
sublime, certes, mais si spécial. Baudelaire, c'est spécial, quoi...
Des bises, très cher,
Yvno
Labels: correspondance rester vivant
Friday, November 21, 2014
S'il est encore temps, pour
le dossier de presse, vous pouvez mettre cette phrase (en exergue) :
« J'aurais aimé
appeler ce spectacle : Les Economies de l'Imaginaire. »
YNG
(Sinon tant pis.)
Merci,
YNG
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