Sunday, July 10, 2016

(R erun)


Denise Luccioni 
Au Rond-Point de Paris il y a jusqu'à la nuit de la St Jean quelque chose à voir, entendre, deviner, projeter, savourer, associer, rêver, patienter, respirer... Ça s'appelle Je m'occupe de vous personnellement. D'Yves-Noël Genod, oui, il y a quelque chose. Ça changerait chaque soir. De titre, d'exergue, d'invité ? Mais la grâce ?
Ma trame hier : des noms de plantes tranquillement énumérés et le fagot du bûcher, d'autres images aiguës, la densité du tissage sonore — clichés compris — et la lumière du jour, les fenêtres sur les Champs. Du vivant, une jubilation des bribes... La curiosité d'y retourner, mais je ne pourrai pas, alors j'envoie des sbires pour qu'ils me racontent.

Labels:

Thursday, October 08, 2015

R erun, lettre à Armelle Héliot


Bonjour Armelle Héliot, 
Bon, j'aurais préféré que ce spectacle vous plaise, évidemment (vous avez raison de dire qu'à moi il semble plaire) et j’aimerais beaucoup qu’il trouve son public — ce qui est loin d’être gagné, comme vous l’avez constaté. Je ne vous trouve pas agressive et je vous en remercie — et aussi votre critique me touche à cause d’une très belle phrase. Ça arrive parfois que quelqu’un qui n’ait pas aimé dise une chose très juste — en négatif évidemment, mais, en fin de compte, il s’agit, ici, d’une des choses les plus justes qu’on ait dite sur ce travail : que je traite les interprètes comme des plantes humaines. C’est ce que j’ai tenté de faire et ce qui m’émeut le plus dans cette histoire. J’ai souvent dit aux interprètes : C’est merveilleux que vous soyez des immenses acteurs, danseurs, musiciens pour le faire, mais, en même temps, n’oubliez pas, « every tree does it ». Vous dites l’essence de ce travail inspiré ,en effet, de Gilles Clément, inventeur de ce concept, le « jardin planétaire », contenant des animaux, des plantes et de l’espèce humaine bien entendu : le jardin du vivant – aujourd’hui menacé… 
Au plaisir une prochaine fois,
Yves-Noël Genod

Labels:

Thursday, September 13, 2012

Je m'occupe / Tout va le mieux



Je repense souvent à Je m'occupe de vous personnellement, à la grâce des acteurs qui nous ramenaient vers l'homme, à la grâce des instants qui nous révélaient le temps, à la beauté des apparitions s'étirant, se suspendant, se prolongeant jusqu'à l'image, des images qui continuent de ressurgir bien après la représentation – comme on se souvient d'un rêve – et sur lesquelles on peut revenir, s'attarder ; quand nous sommes si souvent précipités dans des profusions visuelles qui passent par un œil et ressortent par l'autre, cela fait du bien.

Rémy Yadan, avec lequel je travaille depuis plusieurs années (vous avez vu à Marseille un spectacle dans lequel je jouais : Tout va le mieux qu'il soit possible) m'a communiqué votre adresse et je me permets aujourd'hui de vous envoyer ce mail pour vous dire mon enthousiasme et mon désir de vous rencontrer.
En espérant vivement vous voir bientôt, je vous souhaite une agréable semaine, un beau début d'automne.
Bien à vous,

Diane Regneault

Labels:

Saturday, August 04, 2012


Bonjour, les amis, je reçois une lettre ce matin que je vous confie. Elle vient de quelqu'un que vous êtes sans doute peu à connaître, mais qui était l'une des idoles de mon adolescence... Dans le théâtre français, quand je suis arrivé à Paris, c'est bien simple, y avait lui et Régy... Peut-être que ses spectacles que j'allais voir de multiples fois (c'était facile, ils se jouaient grâce au festival d'Automne, mais devant des salles quasi vides) m'ont influencé, après tout…
L'occasion, en tout cas, de vous faire un petit coucou, de vous souhaiter de bonnes vacances (la majorité d'entre vous doit en prendre). Moi, je pars demain pour une retraite dans les Hautes-Alpes avec... Pamela ! (Vous savez, la Californienne dont je vous ai ramené un jour quelques citations... Du genre : « Life is a great gardener. »)

Des bises

Yves-Noël

Labels:

Friday, June 15, 2012

« Théâtre bleu et musical »



Jessica Batut
J'aurais bien aimé oui parler un peu avec toi, mais, pour la prochaine fois, je t'embrasse bien fort depuis Montréal où il fait chaud, avec un vent agréable, balade au parc et apéro déjà... Ça va être mon jour le plus long de l'année ! J'ai trouvé des choses vraiment très belles dans votre spectacle et en plus j'en avait rêvé deux nuit avant, des drôles de coïncidence... que je montais sur scène pour mieux voir et que je m'enfonçais et que ça devenait des montagne d'un paysage romantique allemand avec le ciel, etc. C'était très beau et de grosse filles blondes nues qui dansent...













Le miracle ! Le miracle ! Le miracle. 

J'ouvre pour qu'il existe. Sans moi sans vous sans nous il n'existe pas et il faut être prête.

Alors j'ouvre grand et le miracle est grand.

Après. Après il existe encore, dans l'oubli.

Thanks Yves-No
I still love you

Marievachette







Dans le TGV qui me ramène à Grenoble, je repense au spectacle d'hier soir, somptueux, ah là là là là !
Les chanteurs lyriques et toute ton équipe, extra !
J'étais venu à la générale  et ce fut un autre spectacle hier, un autre moment du songe, un autre manière de le traverser. J'ai pensé à l'attente durassienne, celle où l'on attend que « quelqu'un sorte du monde » et nous ravisse. Dominique Uber joue cette attente, je trouve, et c'est très beau.

Je t'embrasse,
À bientôt 
Alain (Klingler)






Laurent Pautrat Yaanbath
Un moment de bonheur intense. Merci, bravo !









Jean Daniel Fricker
Oui , nous sommes venus aujourd'hui , ou revenus, comme à la maison.

Depuis 2 ans, quand je danse, Céline Angèle choisit une phrase, la met sur un papier et me la donne juste avant que n'arrive le public.
Nous arrivons et vous lui demandez de choisir un papier.

Oui !

Vois le miracle et puis oublie-le !

« Quand on parle de quelque chose qui caricature la réalité, tout le monde pense que c'est du théâtre ; alors que nous sommes nombreux en France à croire que le vrai théâtre peut seul nous montrer la réalité. » Antonin Artaud.

Moi, avant de voir vos spectacles, je pensais que le théâtre était mort.

Je vous remercie

Jean Daniel



Merci ! Moi, je pense souvent que le théâtre est mort, mais c’est à titre personnel – mais, je ne sais pas pourquoi, encore hier soir (et tous les soirs jusqu’à maintenant, je croise les doigts) il a rené de ses cendres. Il y a un animal comme ça, non ? Le Phénix. Oui, je lis (sur Wikipédia) : « son pouvoir de renaître après s’être consumé sous l’effet de sa propre chaleur ». Encore faut-il la consumation… Et la chaleur du public aide à cette consumation… Elle est même indispensable… C’est donc moi qui vous remercie (chaleureusement), YN

Labels:

Friday, June 01, 2012

Littéral et dans tous les sens



Alors, cette première?
En tout cas, au vu des photos, les plantes vont bien prospérer.
Je te fais un dvd et te l'envoie lundi.

Bises

Marc






C'est sublime, Marc !!! C'est une de tes plus belles séries ! (Bon, je me disais bien que tu allais pouvoir faire qqch avec cette lumière...)
On joue très bien, les représentations sont (les deux, là) sublimes, mais il va falloir trouver du public adéquat : les gens partent au bout de dix mn et tout du long... C'est, je dois dire quand même, un mystère pour moi. Ok, c'est déconstruit, mais on les bichonne tellement, le public... et c'est d'une richesse incroyable. Je croyais que les gens qui allaient au théâtre aimaient le théâtre, là, il y en a tellement, ok, dans tous les sens, mais, pour moi, c'est encore mieux, n'est-ce pas ?... Eh bien, non, les gens sont perdus... Très bizarre... 
Si tu connais des gens susceptibles d'être intéressés (peut-être dans les arts plastiques...), tu m'envoies... (invites ou détaxes, on en a !)

Bisous

Yves-No

Labels:

Sunday, May 27, 2012

Mon plaisir...



J’ai été transporté pendant le Manège du Parc. Transporté dans un autre monde, beau, simple, apaisant. Un monde où la lumière, maîtrisée et magnifiée par Philippe Gladieux, va d’un subtil jaune orangé en fond de plateau jusqu’au plein soleil sur les trois fenêtres, lorsqu’elle ne s’éteint pas progressivement au passage de M. V.-C.
Lumière qui s’enflamme, aussi, lorsque le diable revêt ses habits de feu, où quand une allumette élancée illumine et se fume.
Ça fume mais pourtant, oh surprise, pas de fumigènes à l’horizon. Dans le Manège du Parc, ils sont substitués par de l’eau vaporisée et la fumée d’un feu (encore un) de papier au bout d’une branche.
Des souvenirs de ce manège, j’en ai plein la tête qui tourna sous les effets des bulles offerte à l’entrée (merci !) : une délicate scène de toilette d’Alexandre Styker, le dos crawlé de M., les sourires de Valérie Dréville, la pluie timide sur les vitres, les soyeux cheveux blonds de Dominique Uber et sa nuisette qui épouse si joliment ses fesses, le spontané incontrôlable des poules, les ailes omniprésentes de ces mêmes poules, celles roses des poules luxueuses que tu sais si bien choisir et celles de l’éventail-papillon dans les gradins.
Les gradins, parlons-en ! Pendant que le beau irradie le plateau, il se propage également dans les gradins. Par tes acteurs d’abord leur proximité, leurs montées des marches. Mais, plus remarquable et involontaire, par le public. Je pense à ce fin rayon de lumière qui coupe la chaussure à talon aiguille de la spectatrice du 2ème rang côté cour et les gracieux mouvements de pieds, jambes et mains – chorégraphiés sans le vouloir – de la ravissante critique assise derrière elle.
Le manège s’est arrêté, les bulles cessent leur effet. A quand le prochain tour ?
Merci de t’être si bien occupé de nous personnellement,
Sébastien
(le voisin de palier)

Labels:

Thursday, May 24, 2012

(Même ceux que je ne connais pas)




Coucou Yvno (ainsi qu’à ta communauté du moment) ! Je vous sais dans les avant-premières. De l’océan dans lequel je me jette à corps perdu, je vous envoie des pensées douces. Je ne sais pas, parfois, si je suis au bon endroit, mais, ici, le courant est fort et je vis joyeusement.  Je vous rejoindrai bientôt. Voici un extrait issu du livre de G. Didi-Huberman, Le Danseur des solitudes : « Il apparaît cela veut dire qu’il crée, d’abord, les conditions – spatiales et temporelles, rythmiques pour tout dire – de son absence. Il aime se tenir longtemps au bord obscur avant d’entrer dans le cercle de lumière. Il ne montre pas ce qu’il sait faire, il fait juste surgir, aux moments impensables les éclats de sa science corporelle immense et de sa mystérieuse énergie psychique. (…) L’éclat, ici, sert à ce que tout cesse d’un coup. Le corps garde sa réserve jusqu’au point où explose la démesure – moment d’éblouissement rythmique –, mais la démesure elle-même ne se forme, ne se développe, ne se chantourne sur elle-même, comme un ornement architectural, que pour, subitement, laisser être l’arrière-fond, l’espace, l’absence, le silence, le retrait du danseur dans l’obscurité. » Embrasse tout le monde pour moi (même ceux que je ne connais pas). Vous me manquez. Lucien






Oh, mon amour ! Je pensais justement à toi à l’instant ! (En auditionnant une jolie fille.) Je me disais que tu aurais été vraiment bien dans ce travail ! La citation est superbe. Je viens de la lire à cette jeune fille – et, demain, à tous les acteurs !... Baigne-toi ! Love YN

Labels:

Wednesday, May 23, 2012

Ta maison



Tu sais, ta maison, je crois que c'est la première fois que j'ai pensé : Ah, voilà l'intérêt de faire de l'argent ! Et que j'ai aussi regretté de ne pas en être capable. Jusque-là, la richesse m'avait toujours parue sans grâce. (J'étais plutôt du côté de Jean-Paul Scarpitta, une cellule et basta.) Mais je dois dire, là, que devant un tel poème ! (dont je n'ai que les cinquante premiers vers...), le sens de l'argent s'impose… J'ai aussi compris, en voyant le filage d’hier soir et en pensant beaucoup à la soirée de la veille, ce que tu pouvais aimer dans ce que je fais... J'en ai parlé aux acteurs. Oui, il s'agit d'une maison, d'une maison-poème. D'un palais. Portes. Béances.
J'ai regardé sur Wikipédia ce que c'était que The Scarlet Letter, que je ne connaissais pas. Tu sais, Stéphane Wargnier que j'ai vu hier soir m'a dit qu'il y avait une exposition exceptionnelle quai d'Austerlitz, aux Docks, organisée par Olivier Saillard sur la dernière collection de Comme des garçons « au musée avant même d'être passée en boutique » (tu l'as peut-être déjà vue...) On va essayer d'inviter Olivier Saillard…
Ce soir, c'est la première avant-première... (Avec Emmanuel, j'espère, et un peu tout le monde de lundi soir, s'ils y repensent...) Je te raconterai... J'ai commandé du champagne...

Bises, princesse

YN

Labels:

Sunday, May 20, 2012


Bon, le type qui s'occupe de la lumière (très fort : Philippe Gladieux) va aussi s'occuper du son (comme toi, tu t'étais occupé de la lumière...)
On cherche des chants d'oiseaux, un orage, peut-être une voix chantée très belle qui semblerait venir de derrière les murs. L'ambiance du lieu, c'est en lumière du jour, fenêtres ouvertes, à 7h du soir, c'est l'idée d'un jardin, du théâtre comme jardin. Il y a des plantes. Mais surtout beaucoup d'imaginaire. Je m'appuie sur des phrases de Gilles Clément qui parle si bien du jardin. « La présence au jardin suppose l'esprit nu et le corps exposé, il est alors possible de rêver. » Et j'échange le mot jardin par le mot théâtre. La présence au théâtre suppose l'esprit nu et le corps exposé, il est alors possible de rêver. Tu vois le genre. Philippe a un iPhone et de temps en temps il fait sortir des chants d'oiseaux qui viennent, du coup, de derrière les spectateurs, c'est très agréable – et qui se mélangent aux bruits réels de la rue et de la soirée – les Champs-Elysées, parfois un corbeau, mais c'est pas toujours, parfois une manif, et, oh, une fois, c'était génial, des chevaux sont passés dans l'avenue (si tu en as...) Il s'agit d'organiser des retouches comme un peu aux Bouffes du Nord qui semblent en ruines, mais c'est retouché quand même... car les chevaux et les oiseaux ne sont pas tous les jours aussi présents. Tu vois. Il y a aussi une « maison » (la loge au fond du jardin) qui a une très bonne acoustique, on y entend les conversations. J'avais eu l'idée qu'on enregistre ces voix et qu'on diffuse même si les acteurs étaient sur le plateau (pour qu'il y ait toujours du monde derrière) ou alors aussi derrière les spectateurs pour un effet d'inversion. Mais ça, c'est trop complexe, on renonce. Non, si tu as quelques merveilles naturelles à nous envoyer, it would be very appreciated, très cher.
Ah, oui, je cherche aussi des chanteurs (lyriques, il faut du coffre) ou musiciens qui pourraient, en invités, de temps en temps passer sous les fenêtres et lancer la sérénade... Si tu en connais... Il faut que ce soit très beau évidemment (chez moi, rien que du beau !) (Sinon rien, comme tu sais…)

Love

Yvno

Labels:

Monday, May 14, 2012

Demi-sommeil et vernis à ongle



Comment vas-tu, Jeanne ? Que fais-tu ? 
Tu sais que la production Vassiliev s'est cassé la gueule ? Du coup, Valérie que j'ai croisée presque par hasard à ce moment-là (à la radio, au moment de la lettre de rupture de Vassiliev) m'a rejoint au théâtre du Rond-Point. Je ne te l'ai pas proposé (au cas où tu serais libre) parce que j'ai un peu le souci de renouveler les distributions cette année de spectacles à Paris si rapprochés. Mais il y a un créneau au théâtre de la Ville qui s'est libéré (septembre 2013, je crois). Tu ne crois pas que ça vaudrait le coup d'essayer de faire qqch et d'en toucher deux mots à Demarcy-Mota ? Qu'en penses-tu ? Je peux aussi, si tu me donnes son adresse mail, lui en parler et, du coup, au moins le faire venir au Rond-Point... Voilà cette idée que j'avais ce matin dans le demi-sommeil. 

Je t'embrasse

YN






Oh, merveilleux !
Je fais attention en t'écrivant parce que je viens de me mettre du vernis à ongles...
Oui, merveilleux, faisons quelque chose en septembre 2013 au théâtre de la Ville ! Génial ! Par exemple Les Massacres ! Peut-être, à ce moment-là, sera-ce le souvenir d'une chose récemment disparue, qui sait ce que François Hollande peut accomplir...!
Je n'ai pas de contacts avec Emmanuel Demarcy-Mota, unfortunately, mais demande à Valérie, ça n'était pas censé se faire à la Ville, ce Vassiliev? (Zut, elle doit être drôlement triste que ça se soit cassé la gueule !) Mais chouette pour le Rond-Point, vous jouez quand ? Et, bien sûr, tu fais bien de varier les distributions !
Moi, je suis très fatiguée, mais je vais bien. Je profite de mon jardin de mai (j'ai mangé mes cerises, hier, il y en avait un bol en tout), de retour de Londres où j'ai travaillé toute la semaine et vu Einstein on the beach (mais je n'ai pas attendu Kate à la fin, je n'avais pas son numéro, je ne savais pas où attendre, et j'étais avec des amis). En tout cas, c'était fameux ! (Même si, je l'avoue, ça pâtissait un peu pour moi de la proximité avec 1980 et La Casa de la Fuerza, qui m'ont encore plus plu.)
Et toi, vas-tu bien, blondeur ? Sans doute, si tu répètes... Et c'était bien l'Italie ?
Ah, j'oubliais : notre Par Exemple Electre a eu la mention spéciale du Prix Jean Vigo jeudi dernier (« Un film qui bouscule bien des a priori et offre une belle leçon de liberté cinématographique »), l'autre mention spéciale c'est Varda pour l'ensemble de son oeuvre. Trop classe, non ? Du coup, je m'en vais avec entrain (Rotterdam + Vigo) aller essayer de le vendre à la télé, etc...  Peut-être même le sortir en salle ? Peut-être même pouvoir payer les gens ? Qui sait ?
Bon, je t'embrasse tendrement, dearest ! A vite ! Love !
J

Labels:

Thursday, May 10, 2012

Le Relou



– Tu sais ce que je voudrais ? Traverser ton spectacle et le plateau au ralenti, avec Pierre, collés à mort et en train de se rouler une méga pelle, en apnée... genre les amants qui n'ont plus rien à dire, qui sont juste imbriqués, bouche à bouche, comme un corps monstrueux à deux têtes...

– N'importe nawak ! Et le ministère, tu y penses ?

– Ben, c'est Pierre Dupont qui bosse au ministère ! Et c'est Pierre Courcelle que je veux bouffer sur scène...

– Voui...

– Je suis n'importe nawak, de toute façon, tu le sais bien...

– Voui...

– Ou alors une scène de zoophilie avec le petit chien ? Je lui lèche le cul ?
Bon, je te laisse. J'arrête mes conneries. Bises, ciao, O

– Voui, stp...

– Sorry

Pardon, suis relou en ce moment. Exalté comme un pinson sous MDMA, ballotté sur les vagues de l'amourre, je me crois drôle et, comme un clown, je me fais rire tout seul. Oublie, stp, mes ingérences intempestives dans ton travail. Bonne recherche, rêve, invente et provoque. Pensées. O

– Ah, non, mais t'excuse pas, je t'en veux pas du tout ! Love

Labels: