Sunday, June 24, 2018

La Loire m'enchante extraordinairement ! En plus, le week-end, j'ai loué un vélo et je me suis baladé. Inoubliable. C'est là que j'aimerais vivre. Sinon le stage, oui, c'était merveilleux. Laurent Chétouane si étrange... (Il est un peu fou comme dans un Thomas Bernhard.) Je l'admire beaucoup. On avait un projet cet hiver initié par le théâtre de la Commune à Aubervilliers (Dans la solitude des champs de coton) dans lequel je devais jouer avec Manuel Vallade, mais ils ont finalement annulé... Ça rebondira peut-être (il me propose de faire un essai sur Phèdre). On a dit à Raïssa qu'on avait envie de refaire un stage, mais cette fois de quatre semaines (ayant oublié dans l'enthousiasme final — quant à moi — que ça avait quand même été un sacré petit job de trouver les participants). Laurent veut nous amener dans un an à Berlin pour une pièce qu'il prépare (il a tenu à le dire, aussi absurde que ça paraisse). Je suis aussi très heureux de t'avoir rencontrée ! T'as intérêt à donner des nouvelles du bébé dès qu'il apparaît ! Amitiés, je t'embrasse, Yves-Noël

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Saturday, June 16, 2018

U n homme


J’écoute ce matin sur France Culture, avant de partir, une émission sur une polémiste, Annie Le Brun, qui vient de publier un livre contre la marchandisation de tout (c’est-à-dire de tout ce qui n’a pas de prix). Bien sûr, je vous en parle parce que cela résonne (comme tout résonne) avec ce qu'il s’est passé pour nous et ce que nous avons échangé. Rapidement noté au vol : 
« Une esquisse de désertion, c’est déjà quelque chose. »
« Il faut absolument essayer de fuir ce présent sans présence qu’on essaye de nous inculquer. »
Et cette phrase de Paul Eluard : « Il y a un autre monde, mais il est dans celui-ci. »
Et cette phrase d’Arthur Cravan : « Dans la rue on ne verra bientôt plus que des artistes et l'on aura toutes les peines du monde à y découvrir un homme. »
Love, 
YN

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Friday, June 15, 2018

D eux ou trois choses que je sais d'elle


Dis à Audrey qu’elle peut rajouter au bilan, si elle veut, deux-trois choses qui se sont dites cette après-midi…
Sur le rapport du « duo » : Laurent approche plus scientifique et moi-même plus intuitive de la même chose : l’utopie-la poésie
Les stagiaires dans l’après-midi ont parlé de certitudes déplacées et d’avoir le sentiment d’avoir reçu une panoplie d’outils qu’ils auront maintenant, dans leur vie future, à affuter 
Il s’agit d’un travail sur la perception car cette réalité dont nous parlons, « les pleins et les creux de la vérité », n’existe sans doute que de l’être, perçue
Laurent a fini cette dernière journée en appelant les stagiaires à développer leur sens critique, à se poser sans cesse des questions : Qu’est-ce que je fais là ? Pourquoi je suis là ? Qu’est-ce que la danse ? Est-ce que c’est de la danse ou pas ? Est-ce que ça fait spectacle ou pas ? Qu’est-ce que c’est, de la vie représentée ?

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