Saturday, January 03, 2009

Estando ya mi casa sosegada

Je continue de lire – et de ne pas écrire. J’ai appelé Hélèna, je lui ai laissé un message en miaou – je me demandais si j’allais la rejoindre ou non, tant qu’elle ne me répond pas, c’est réglé. Je n’appelle pas Pierre que je n’appelle jamais, de ce côté, c’est réglé aussi. (Et puis Pierre a d’autres chats à fouetter.) Je me retrouve encore – et dans la joie – seul ! Plus seul que Christine Angot (en mettant c’nom-là, je perds la totalité de mes lecteurs restants – à part Hélèna et Pierre – ne restent donc qu’Hélèna et Pierre, couple impossible).

Bon, je vais arrêter de dire que l’homosexualité est une maladie (là aussi, je perds des lecteurs), disons que l’homosexualité était ma maladie (à peine plus acceptable, je sais bien…) Il y a des choses qui se soignent, c’est ça que j’appelle des maladies, être suicidaire, ça se soigne, c’est même plus facile que l’homosexualité puisque que c’est vital, c’est plus nécessaire, l’homosexualité, comme nous savons, nous pouvons vivre avec. Très bien.

J’aime les blogs – je veux dire : en général – pour soulager un peu la machine. J’aime, par exemple, celui de Christophe Atabekian, beaucoup. Pas que celui de Pierre, non, non. Si Hélèna faisait un blog, j’adorerais – mais elle n’a pas l’temps. Je regrette que tous mes amis n’en fassent pas. C’est vrai qu’on ne s’en sort pas. Et Internet, j’aime Internet ! On y trouve de tels poèmes - comme celui que recopie Pierre sur le mot « emballer » – quel beau poème !

Les planètes s’allument quand mon ordinateur décroche. Les riches ruches des abeilles.

Les planètes rondes et pas tout à fait, les taches dans le ciel et, partout répandues, la couleur, la matière comme des pierres non serties… La traduction littérale est parfois source de beauté.

« La main gauche de l’aube », « la liqueur de la vie » – ne sont que des exemples. Si Dieu condescend à faire de la littérature… Je suis pris par la réalité à cause du dehors…

« Un temps viendra, prophétise Jorge Luis Borges, – et j’espère qu’il est proche – où les hommes n’auront souci que de la beauté et non des éléments circonstanciels de la beauté. »






http://xacha.livejournal.com/
http://guarantyofsanity.hautetfort.com/

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Friday, January 02, 2009

I will love you forever and a day

(Les métaphores)






Pierre, blog de sel… Rêves inaccessibles… Mais il écrit – entendez !
Le temps s’écoulant au milieu de la nuit. Frédéric m’envoie un article sur les « autoréducteurs »*. Ils sont courageux, ces gens ; maintenant, ils passent en justice. Dieudonné s’explique sur ses provocations : toujours provoquer plus fort. Toujours plus fort. Je pense qu’il va finir par se faire descendre… Gris, rives, grèves, nuées. Et le mot qui dit : « les étoiles sont comme des yeux ». J’apprends un nouveau surnom des dirigeants : « Blingbling et Crucruche ».

Nuestras vidas son los ríos
Que van a dar en la mar
Qu’es el morir


Le sentiment qui parfois s’empare de nous que la vie est un rêve... Et trancher l’étoffe en l’affirmant ! (La phrase sévère de Shakespeare – such stuff.) Le poète dans le ton poserait la question. Ici, en allemand : Ist mir mîn leben getroumet, oder ist es war ?

Et cette hésitation, l’essence, l’étoffe de rêve de nos existences…

Et puis comme Pierre est un papillon… Pas un tigre, un papillon. J’ai cru d’abord que c’était le rêve d’Hélèna, non, c’était son rêve à lui. Ou de Clélie.
« Ses yeux papillonnèrent avant de s’ouvrir complètement. »

Chuan Tzu n’a pas rêvé qu’il était une baleine ou une machine à écrire… Il n’a pas rêvé qu’il était Blingbling ou Crucruche…

La vie est un songe.

La mort, métal dur, nuit précoce.
Affinités essentielles…

Le poète, quel qu’il soit, appelle la lune « le miroir du temps »… La mer : « la route des baleines ». Le sel : « la sagesse ». (Et le poète est aveugle puisqu’il écrit et qu’il lit.) Le sang, « l’eau du serpent » (avec l’épée qui la boit, l’épée malfaisante). Etc. Bataille, « tissu d’hommes »… Elle s’avance en beauté, comme la nuit. Comme la nuit s’avance en beauté, comme elle…
She walks in beauty, like the night.

Bon, assez pour aujourd’hui. (Tout ça pour rattraper l'temps !)






* http://www.lexpress.fr/actualite/economie/monoprix-porte-plainte-contre-les-autoreducteurs_729191.html

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