Monday, July 30, 2012

« this cold white room so far from home »

« the stars are the diamonds of the poor »

une porte mais je n’peux pas user de mon sang précieux et tout dire en un seul geste

« drowned in the waters of forgetfulness »

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Sunday, February 26, 2012

Méthode




Je commençais un livre. Je décidais d’avoir une vie intérieure, une vie privée, dont personne ne saurait rien. Cette vie ne saurait être solitaire. De l’aveu même de sa présence, le monde était fini. Ce livre était presque un jardin. Comme disait la chanson : « Ma maison est un bois, mais c’est presque un jardin ». La plus belle des filles qui s’y promenait n’égalait pas… les rossignols… occupés à tout le tintamarre… du monde. Par la fenêtre, orientait ce tintamarre. Il y avait eu le vent, il y avait eu le vert, maintenant il y avait le feu. Il s’agissait de caresser un paysage fait de chair en y mettant le moins possible de violence. Douceurs et sexe étaient incompatibles. Le moins possible de sexe. C’était toute l’astuce. Le contournement du pré fleuri. J’avouais mon astuce. Un paysage d’eau claire et de roses volées. Pour allonger le pas dans le livre, il fallait se souvenir. Il fallait se souvenir de ne jamais se souvenir. Car la vie éteinte, la vie intérieure, la vie privée n’est pour jamais faite de remembrance, mais d’astuce à y lier (à y mourir lié). J’avançais dans les ténèbres, comme disait Fanny Ardant, je tâtonnais, je poussais des portes en y tâtant. Je poussais des portes dans les ténèbres. J’avais décidé d’user de mon corps à des fins inavouables de douceur (j’avais promis). Le monsieur était un jardinier, il agitait son sexe entre les roses. Et « je » n’était pas un autre, mais tous les autres.
Les pages s’enchaînaient aux pages déchirées par le vent.

« Douce habitude d’aimer, si nécessaire à la vie ! »
Douce habitude de la parler, la vie, si atrocement nécessaire au mourir. Je t’aime et je réponds à la question
Du journaliste
Qui disait – mais où ? – d’où venons-nous, où allons nous, qui…
A moins – si je reprends mes notes imaginaires, un bout de journal, une feuille de vigne –, qu’il ait voulu écrire
Tandis que la salade de tes yeux gentiment s’oxydait
La salade du dimanche
Tu m’écrivais des messages sans message, toi – « Eternelle question : que faire de sa vie ? Avec qui vivre, aimer ? »



« Les éphèbes de treize et quatorze ans étaient les plus périlleuses ; car ne sachant ni ce qu’elles veulent, ni ce qu’elles vous veulent, elles mêlent avec séduction votre image à un monde de fables, de rubans et de fleurs. »

...

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Monday, June 27, 2011

Artist in hiding

La déférence du ciel, du riche, du solide. Courir. Oui. Mouvance de termes. Dans la maison tragique. Le monde n’est pas (si seul). The yellow pages. Les idées peuvent circuler (« he creates an environment where the ideas can flow »). « It’s an atmosphere of that just being completely liberated. » « The simplest way as possible. » On lui pose des questions et il « answered them and he doesn’t always know... » Les misères, les plantes qui pleurent. Mon enfance, ma patience…



« Faites que votre rêve soit plus long que la nuit. »

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Tuesday, December 21, 2010

J’ai survécu

J’ai survécu

J’ai juste envie de pleurer, de pleurer à fond, c’est cela mon envie – et je cherche parmi la toile qui des mots me permettra l’oubli – me permettra les larmes ; je ne veux pas laisser tomber l’élégie. Je trouve que ça va mal, les rapports humains. Ce n’est pas tellement les autres, c’est moi, c’est surtout moi qui m’inquiète. Je n’aime pas mes rapports avec les autres, ça ne va pas, trop d’inquiétude, trop de dérangements. On ne devrait pas déranger les autres. Mais il y a une attention qui pèse. La censure pèse, la guerre, la permanence de la guerre et la vitalité de la guerre… Rien ne progresse dans les rapports humains. Mais l’humanité progresse-t-elle ?

« Je me souviens très bien
Des gens qui me montraient du doigt.
Mes colères étaient intactes.
Tout est fait pour qu'on nous vide
De notre sang. Des vaches dans un pré.
Tous ces gens qui décident,
De quoi ont-ils peur ? »

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Sunday, November 21, 2010

L’Intensité

avoir très chaud
avoir très seul
avoir pas pouvoir le dire
très tort
réseau social
uniquement et –
quoi ? – quoi ?
risque et pas le dire
pas pouvoir le dire
que – risque – pas
dicible et pour toi
et pour moi
– alors en faux
en vrai sans temps






face au monde
front du monde
nuit pure sèche






espoir : l’étude
nouveaux mots
eidétique
cascatelle
dirimant
brigue
aède
virago
lemme
prodrome
pithiatique
samizdat
brachycéphale
sérac
parousie






écrire s’arrête
je suis veuf
je suis seul
et sur moi
le soir tombe

et je courbe
ô mon Dieu
mon âme vers
la tombe

comme un bœuf
ayant soif
penche son front
vers l’eau






« (…) l’hôtel était triste comme mon âme (…) »

« Face à cette femme parfaitement énigmatique, pour moi sans nom, sans origine, sans biographie, je me trouvai véritablement en terra incognita (…) »






le toc s’épuise
mais pourtant
le toc s’épuise
et faut-il toujours
laisser ouvert
laisser ouvrir






je ne suis pas obligé de garder mémoire

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