Friday, April 16, 2010

Poème du froid

déchirure à chaque
mouvement
déchirure et arrachement et
hurlements stridents,
criards (hurlements Nicolas
Maury) parce que
chaque mouvement - et
même le train, si, d'habitude,
apaisant - éloigne
éloigne encore de toi
chaque seconde - et, bien
que ce soit une illusion,
bien sûr, c'est quand
même une illusion dure,
une fatigue
incroyable et une tristesse







Et, un peu avant Bruxelles, fatigué de lire, ralentissant toujours incroyablement les lectures, tant d'informations... au point que je m'étais demandé aussi si on pouvait écrire en écrivant seulement - sans lire - comme un acteur pourrait jouer en jouant seulement - j'avais tapé ce poème pour le mettre sur mon blog, ce serait ça de fait ; quand j'avais fini, je m'étais aperçu que j'étais relayé par Théo, sept ou huit ans, que sa mère avait placé à côté de moi (son frère Max un peu plus loin) qui lisait d'abord avec les yeux, puis les lèvres et finalement à voix basse (chuchotée), à mesure sans doute qu'il s'apercevait de la difficulté du poème ; je n'avais pas bougé, aimanté par le miracle, le don, sa petite voix intérieure, pendant que le paysage urbain déjà défilait et que le train ralentissait sa vitesse...

Cette relation secrète, c'était ça, le monde, et c'était ça dont, maladroitement, je tenais ici le journal avec Clélie, dont le prénom comme le visage étaient aujourd'hui menacés, Pierre et quelques autres personnages ténus, occupés au secret.

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Monday, November 16, 2009

Un poème-café

Pierre n'écrit plus sur son blog, il prépare ailleurs. Mais, hier soir, il "s'amuse", dit-il, en écrivant un poème "tétradécasyllabique". "Cryodessication" est le mot d'origine pour "lyophilisation" (m'explique-t-il). Préparé le soir, mais à boire le matin. Je me réveille encore très tôt à cause du jet lag, c'est agréable.
Et puis, qu'est-ce qu'on va faire de sa vie ?



Cryodessication

Je ne trouve pas l'ennui plus vaste aujourd'hui qu'hier,
ni le désordre sourd, les tumultes internes plus
supportables, cependant que s'écoule chaudement
l'amer liquide dans le dégoût de mon gosier.

Mon palais n'a plus que des zones d'ombre et de refus :
des carreaux brisés que soulèvent les respirations
d'une Cour abrutie, l'indifférence d'un parquet
au craquement drôlatique - misérable refuge

où n'être que ce qu'on imagine être suffit au
sommeil. L'hiver ne passera pas sans quelque hécatombe
tapageuse ni quelque catastrophe climatique :

chiennes égarées au tournant d'un vice médiatique,
chemins de la mollesse et de la solidarité
où se pâmeront d'internationales vertus.

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Monday, March 02, 2009

Sans noblesse pas d’amour il n’y a

L’image amour, l’image tremblote de toutes ses forces. J’ai écrit des poèmes que je peux retrouver.
Fatigue l’assoupissement, la démesure. Au Creusot Monceau les Mines (cette gare sans construction, en plein milieu de la campagne), une très belle femme nommée Variance.
Blond et blond en hiver, touffe sur la terre, synapses.

À partir des Lumières, débris… Cette lune de civilisation dans la nuit noire de la nuée. Cette guerre, en pleine campagne nette car le train… et l’autoroute est enfoncée. Le train n’a pas redémarré. On voit les mares, les clochers, les plastiques luisent, les arbres sont espacés et se laissent toucher car ce sont des bouleaux fins, des arbres d’hiver – se laissent passer… (et c’est le moment que tu me téléphones). Et il y a l’ancienne route, l’ancienne voie (le viaduc), l’ancienne ferme, celle du rêve (et c’est le moment que je sens ta vibration, sur ma cuisse) – le bâtiment – dans le sombre du rêve. Et le train reprit sa pleine vitesse, c’était fini, Versailles de nouveau, les allées… Les voix, les synapses (emploi d’un mot que je ne comprends pas, mais qui correspond). Le bâtiment clair, dans la route déjà sombre. Les grands étalements de la Saône, de patinoire, de patinage.
Le supracéleste, le sublunaire… (ce vieux partage médiéval).

On arrive à la ville trouvée, que l’on domine car c’est l’été. Le crayon pointe le ciel. Plein d’eaux (qui) se donnent rendez-vous – en étalement, en re-grouillement. SNCF, gares murées. Soleil, trouée dans un voilage sur la courbe (d’or) du métal sacré.

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Thursday, February 26, 2009

(« Purée » à la place de « durée », « os » à la place d’ « or »)

Il n’y a plus d’avant ni d’après

Le sexuel, le vide et le langage…

Je ne veux rien perdre, c’est le problème, je ne vise pas devant… à cause de ce poids…
(mais dont je sens pouvoir me délivrer. L’heure approche. Dès qu’on emploie les mots : « notion de plaisir », « jouissance », on est dans la blancheur (annoncée).)

Les lycéens, assez « grands »…

J’étais encore avec elle

« Il faut être confiant et il faut être dynamique ! », dit Édouard Balladur

Moi, vieillarde

« Tant qu’à faire, si on n’a pas le temps, il vaut mieux être plus rapide que le temps. » est une phrase que je dis comme ça, mais que relève Kataline

Dieux en allés…

Ce n’est pas pour se cultiver…

Une singularité, une expérience, une implication politique…

Le danger-dieu

Un carnet de notes avec les mots sur le papier…

« Laisse être le vide. Le réveil dont nous parlons, c’est ici qu’il a lieu. »






Le si grand temps, le si grand corps grand comme l’espace, un cadavre allongé (qui) respire et dort et respire à nouveau

J’ai cru qu’ils vivaient dans une caserne, non, non, dans une caverne

À partir d’une étreinte

L’opulence érotique

Les beaux organes

La belle pisse

Le fatigué courtois

Aujourd’hui, la pub sur le site de Pierre : « mode, séduction et plaisir », eh ouais !

La maladie sainte

Tu fais toujours la gueule, David ? Moi, je me passionne toujours autant pour tes livres ! Je viens de voir qu'il y en avait un nouveau, Bambipark, je me réjouis. Je suis tombé amoureux d'une autre écriture que la tienne : http://guarantyofsanity.hautetfort.com/ mais, cette fois, qui m'a fait quitter ma femme... C'est arrivé comme ça : on s'est d'abord connu par son blog, avec Pierre, sans se connaître, puis quand Hélèna en a eu marre, je l'ai quittée, et j'ai dîné avec Pierre, maintenant on se fréquente, tout cela est bien improbable, mais c'est ! Je t'embrasse, j'espère que tu vas bien. À part les livres, tu me manques

Yvno

« Dans la mesure où les mauvais romans prennent toutes les formes possibles et inimaginables, il est normal que la littérature y réponde de toutes les formes possibles et inimaginables. », dit David di Nota.

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Monday, February 16, 2009

Le Baron

« Ceux qui viennent ici dépenser des fortunes – jusqu’à leurs dernières économies parfois – caressent avec un certain sens du tragique l’idée qu’un homme véritablement accompli doit être capable de tout perdre. »

« La grace matinée » (association).

Jouer sur Facebook.

Il ne faut plus écrire le français correctement !
(L’histoire, elle nous remonte à la figure.) (Jusque là y a pas d’quoi fêter un chat.)






Dites donc hier soir au Baron, Helena Noguerra m’a sauté dessus (faut dire faut être très proche, en boîte, si on veut se dire quelque chose), oui, vous avez bien lu : Helena Noguerra ! Elle m’a dit : « C’est bien toi, Jean-Noël ? » Elle était venue voir avec Philippe Katerine le spectacle dans le noir (Le Dispariteur) et justement elle l’avait appelé récemment pour lui demander de mes nouvelles et – justement – quand elle l’avait appelé il était justement de nouveau à la Ménagerie pour voir un de mes spectacles (le 9 décembre dernier, le spectacle dans la neige d’Yves Godin). Enfin, bref. Qu'elle est belle ! Les printemps ont comme des esclaves… C’est la Carla Bruni du riche !

Sinon, au Baron, j’y étais pour voir le groupe de Jeremie Regnier (j’aime bien écrire des noms de stars, mais, là, c’est une blague, c’est pas le même, c’est le mien !) qui a fait un tabac. Le groupe s’appelle The New Government, très connu au Liban.

Sinon, une bizarrerie, Pierre n’a pas pu entrer. Je pensais qu’il dormait, il ne répondait pas, en fait, il venait en voiture, mais il avait oublié son portable (et Hélèna (pas Noguera) voudrait tellement que j’écrive : « mobile » comme elle voudrait que je dise « en revanche » plutôt que « par contre »), il avait oublié son portable, disé-je, puisque tout le monde dit comme ça, et le bibendum à l’entrée n’a même pas regardé sur la liste et l’a nargué : « Eh bien, appelez-le votre ami... » Sans doute que la boîte était pleine (de people), c’est très petit, le Baron.

Les liens :
http://musique.ados.fr/Helena-Noguerra/Tout-morose-t174752.html
http://www.myspace.com/thenewgovernment
http://guarantyofsanity.hautetfort.com/

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