Monday, February 13, 2012

Andy Gillet




Yves-Noël Genod
Pas dormi de la nuit. Très abattu par la représentation d'hier... C'est qui, déjà, l'acteur que tu es allé voir au cinéma à Beaubourg ?

Olivier Steiner
Andy Gillet, mon chéri, mon bel Andy. J'ai fait une vidéo de son visage sur la voix de Fanny Ardant qui sera montrée à la Fémis le 21 mars, en même temps que le film – je peux / – oui ! Remets-toi, c'était super, hier, et pas grave s'il y avait qq porcs dans la salle, pardonnez-leur, ils ne savent pas ce qu'ils font, comme dirait l'autre... Tu jettes des perles et même aux cochons, c'est ça qui compte, les perles ! La vie est champagne, même si qq bulles crèvent... Je t'embrasse, O

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Saturday, February 11, 2012

Mari-Mai Corbel
Surréaliste, ce soir, pendant la lecture d'Yves-Noël Genod d'Une saison en enfer, un projecteur qui claque au moment précis où il prononce les mots « Occident » et « esprit », au moment de « L'impossible »... Une langue de feu jaillit vers le visage d'Yves-Noël G. qui a un geste de protection, image spectrale et saisissante pour le spectateur... J'ai pensé à l'illumination de Salomé, mais à l'envers... (« L'esprit est autorité, il veut que je sois en Occident. Il faudrait le faire taire pour conclure comme je voulais. ») Complètement fin de siècle, dans ce dégingandé, dans cette nonchalance dans la distance et, brusquement, des intensités passionnelles, mais comme remémorées.



Yves-Noël Genod
J'ai eu ce soir l'idée d'autres gestes surréalistes, si je continuais, comme prendre le revolver de Verlaine et tirer sur la personne qui tousse (au dernier rang). Ça ou lui apporter un verre d'eau. Je commence à voir comment jouer avec ce texte si confus, si touffu, si sacré, si tragique, si fou – mais il faut les spectateurs pour le comprendre, il les faut, pour le jeu. Alors on peut soigner, on peut délicatement « peindre » la relation. Merci, Mari-Mai !

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Et Dubois




Bravo, Yves-No !

Ça a été ?

Oh, que oui ! Tu es unique...

Et Dubois, ça a été ?

Oui. Il n'avait qu'une envie, te rejoindre sur scène, au fond, dans le noir, et danser sur les mots.

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Stéphane Wargnier
On est au Café Moderne, rue Keller... au cas où... Et c'était SPLENDIDE !... poétique-pop, toi et LUI mêlés magique !



Frédéric Danos
Merci, cher Yves-Noël, je vais maintenant faire de beaux rêves



Célina Larrèrović
Merci beaucoup pour votre Saison, c'était fantastique.
Je me serais bien laissé dire tout un volume de La Pléiade comme ça...



Gildas Gouget
Cher Yves-Noël,

Ton Rimbaud était superbe : c'est ta fragilité qui a fait la beauté du spectacle.
Désolé de ne pas être là après ; mais pour moi, ce que tu fais est tellement sensible que j'ai du mal à rester...
J'ai tellement adoré le deuxième à la Cité internationale. Il me reste en mémoire, parce qu'il célébrait un fantôme ; justement, ce qu'il reste de plus beau après chacun de tes spectacles, c'est le fantôme, le goùt qui reste dans la bouche...
La Ménagerie de verre, c'était très surprenant. Les images me poursuivent : Wagner Schwartz et Dominique Uber... (et bien sûr Marlène Saldana !)
J'espère pouvoir attraper une place demain. Mais, en tous cas, bravo, c'était tellement beau et ça collait tellement à toi !

Bises

Gildas



Laurence Mayor
Merci Yves-Noël !
C'est beau ! C'est doux, violent, radical, magique ! Pourrais-tu m'avoir une place pour demain ? J'aimerais beaucoup voir ton autre spectacle. Je t'embrasse Laurence

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Tuesday, February 07, 2012

Wagner Schwartz
A: A beautiful solo performance to start 2012.
B: Why?
A: You look for Ivan and he might be hidden somewhere. Then you look for drama, and it's not there, and finally you look for music, and it's so not there. Maybe, you can touch a bit of dance, or the actor.
B: So, I didn't get it.
A: You get lost in this performance, and you can only save yourself.

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Monday, February 06, 2012

L'Yves-Noël branché et l'Yves-Noël contemplatif




Charles d'Oiron
Je suis halluciné par les espaces dans le spectacle de Bastille, je ne savais pas qu'on pouvait en faire exister autant dans un seul endroit.
– Faudrait par contre que tu penses à faire des spectacles sans le public.
Ou alors pour une personne à la fois.
– Le problème avec toi c'est que tu travailles à montrer l'invisible et qu'il est impossible d'en parler après, parce qu'on a l'impression que toi non plus tu n'y peux rien. On hésite dans ton travail, une apparition ou du foutage de gueule, là, je penche pour l'apparition et c'est presqu'un choix.
– Ça échappe ce que vous avez fait.
– C'est l'étrangeté entre l'Yves-Noël branché de la rue et l'Yves Noël contemplatif,
bizarre comme type.
Bravo
Charles

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Sunday, February 05, 2012

Mauvaise foi déchirante




Yves-Noël Genod
(...) Ou ça, un peu mieux :


Ne pas porter au monde mes dégoûts et mes trahisons

D’après Une saison en enfer, d’Arthur Rimbaud


« Ce sera mal lu. Mal vu. De toute façon. Il faudrait beaucoup travailler.
Et Yves-Noël Genod est un gros délinquant de la nonchalance… (Si je parle de moi à la troisième personne.) Il faut une piètre estime de soi pour s’identifier à Arthur Rimbaud. Pourtant nous le faisons tous. C’est un plaisir égoïste. Je vous convie à un plaisir égoïste. »

YNG

J'écoute un enregistrement d'Une saison sur Internet. A ma grande surprise, je trouve ça vraiment pas mal du tout. Ça me redonne confiance. Peut-être qu'il faut que je l'enregistre. Pour qu'on n'entende que les sons (qui sont déjà pas mal si on les entend...) et puis je mets Marlène à faire le cochon (elle fait très bien...) Bises



Olivier Normand
Hello, Yves-Noël,
bah oui, ça me semble bien ce petit texte. Ça cadre assez avec la « mauvaise foi » de la Saison. Du genre : je fais l'inverse de ce que je dis, et si ça vous étonne c'est que sans doute, une fois de plus, vous m'avez mal compris..
Peut-être que c'est ça, la clef (de cette parade sauvage) qu'il faut lire la Saison avec la même mauvaise foi déchirante que Rimbaud a mis à l'écrire : ses bouffonneries sont des pudeurs et ses sagesses sont des grimaces, parce que, même s'il n'arrive pas à changer la vie, ça brûle quand même très fort là où il met la main.
Des bises, hâte de voir ça le 10,
O/

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A toute l'équipe



Ça se passe bien. La salle est sublime. L’équipe technique subtile et agréable. Bonheur de rencontrer un vrai noir de théâtre, denrée si rare depuis une dizaine d’années. Et puis j’ai la chance que Philippe Gladieux qui a l’air d’un éclairagiste hors pair m’ait pris en amitié et m’accompagne sur ces deux travaux. Bref, on est content.
Je ne sais pas où en sont les réservations. Sur les générales, impossible d’annoncer la réservation, ça se fait par le bouche-à-oreille, par les gens rencontrés directement beaucoup plus que par le mailing ou Facebook. Mais, sur le nombre, je ne pense vraiment pas qu’il y en ait plus que 60, pourquoi ? Parce qu’à la Ménagerie de verre, samedi, il y en avait 80 (la salle était pleine), mais il y avait 9 acteurs et, en plus, parmi ces 9, Jeanne Balibar et Valérie Dréville d’annoncées. Nous pourrions remplir les générales et remplir les représentations, je sais le faire, je l’ai souvent fait et sur des durées. J’ai constaté qu’il ne fallait qu’une condition pour remplir : que le théâtre et moi-même soyons unis dans ce même but. S’il y a un différent, un frein, ça ne remplit pas (ce qui n’est pas non plus très grave). En tout cas, l’enthousiasme n’est pas le même. Cela ne veut pas dire que j’espère que les équipes des théâtres aiment mon travail, non, ça, ça m’est complètement égal. On travaille ensemble, c’est tout. Je suis l’artiste. (Si jamais ça se remplissait, Thomas (je viens de le lui demander), serait prêt à donner une supplémentaire le 12.)
J’ai déjà dit dans mon précédent mail (à Jean-Marie) que ne changeaient rien à la qualité de mes spectacles l’accord ou le désaccord avec les équipes des théâtres (j’ai connu les deux) et que, bien sûr, je n’avais rien contre la bonne entente ! J’ai recopié dans « le Monde » une phrase ou deux de la photographe Dominique Issermann dont celle-ci dans laquelle je me reconnais : « Je me sens responsable de ma liberté, je ne suis pas là pour dire oui, mais pour donner une forme à des rêves. » Je n’ai pas d’inquiétude pour ma liberté, un tout petit peu plus pour celle de Thomas (il ne faut pas qu’il ait peur et les acteurs ont tellement peur, c’est ça le malheur « Tout le travail consiste à calmer leur peur », avait dit Klaus Michael Grüber). En tout cas, croyez, une fois encore, que j’ai beaucoup de respect pour chacun de vous personnellement et pour ce théâtre à l’identité si forte (dans lequel j’ai moi-même joué des choses qui m’ont marqué à vie, Régy et Tanguy), beaucoup de respect aussi pour la manière de Jean-Marie et pour ses choix, sa cohérence – et particulièrement flatté d’être là ! Si en plus ça se passe bien, alors…

A tout de suite

Yves-Noël

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