Tuesday, July 05, 2022

N otre, votre Peter


Chers amis, 


Quelle incroyable chance nous avons eue — vous, les premiers, aux avant-postes — d’être les contemporains de Peter Brook ! S’il y en a un qui a sculpté nos vies, c’est bien lui… Pas seulement nos vies théâtrales, mais nos vies, notre manière de flotter dans l’univers — eh bien, cette manière, cette bouée, ce qui nous maintenait en flottaison s’appelait Peter Brook. Et ce qui est le plus important, merveilleux, c’est que cette habitation du monde ne s’appuyait pas tant sur un contenu que sur un contenant : c’était ce théâtre comme un rêve éveillé.  

Ainsi rien n’a été plus facile pour moi que de bâtir la robe d’un spectacle comme 1er Avril (2014) — les cinquante premières minutes ont été trouvées en un jour, non retouchées ensuite. Il suffisait d’écouter les murs divins — je l’avais dit d’ailleurs aux journalistes —, tout était déjà dessiné par le magicien, par l’enchanteur, le Merlin. On ne peut pas rater de spectacle aux Bouffes (je l’affirmais). On le peut facilement si on n’écoute pas les murs. Mais si on les écoute, si on écoute Peter Brook, il le fait avec nous, le spectacle, il tient par la main, par le cœur, par je ne sais quoi, il aide — et cela passe aussi par vous, son équipe, ses proches (car, évidemment, c’est concret, ce n’est pas un fantôme) —, il n’abandonne pas, il ne m’a pas abandonné et vous n’abandonnez pas. C’est ce que j’ai ressenti, en tout cas, parmi vous. 

Il faudrait peut-être des livres et des livres pour dire ce qu’on lui doit. Lui qui pourtant en a écrit beaucoup avait — de plus en plus — l’art de synthétiser, de résumer sa pensée à des formules, des mantras.

Je retrouve quatre phrases (par exemple) à la rediffusion du dernier entretien avec Laure Adler :


« On n’a rien payé et on n’a droit à rien, alors tout est un cadeau. »


« On n’a pas le droit de tirer des leçons morales et des généralisations ; on fait de son mieux dans le présent. »


« L’intérieur est une caisse de résonance où les décisions qui sont déjà là sont audibles. » 


« Tout ce qui compte dépasse ce qu’on appelle l’ego. »


Oui, voilà des devises que j’exige toujours de moi.


Je vous embrasse, les deux Sophie, les deux Olivier, entremêlés, réellement tendrement, 


Yves-Noël

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Saturday, May 17, 2014

Mes chers amis, 
Une nouvelle pas très bonne... J'ai vu Olivier Mantei (l'un des directeurs des Bouffes) avec qui, au moment des dernières, j'avais évoqué la possibilité d'une reprise. Il voudrait bien qqch saison 15-16, mais pas de la reprise de notre 1er Avril qu'il a pourtant encore couvert d'éloges. Je suis sorti malheureux comme une pierre de ce r-v pourtant très positif et très agréable : j'espérais tellement qu'on ait cette perspective de se revoir dans la grâce de ce spectacle — surtout que j'ai quand même le sentiment de ne pas pouvoir faire mieux ! Ça fait partie objectivement de mes chefs-d'œuvre si je me base sur les retours que j'ai reçus par écrit (réunis en « livre d'or », en pièce jointe) dont le nombre et la qualité des confidences ne se sont déjà produits que pour un seul de mes autres spectacles, Le Dispariteur — et qui montrent que ceux qui ont été émus par ce spectacle se sont approprié ce projet, qu'ils l'ont réellement créé, ce qui est, vous le savez, toujours le but recherché... 
J'essayerai peut-être encore une fois ou 2 de suggérer une reprise, mais, certainement, je ne ferai pas de forcing : sais pas faire. Simon l’assistant s'est mis en tête de définir un dossier, un « concept 1er Avril » pour pouvoir rebondir en province ou, qui sait ? à l’étranger, dans des friches industrielles, par ex. Je le soutiens sur ce projet (surtout l'idée d'un concept 1er Avril), mais je suis d'un naturel pessimiste quant aux programmations... Aussi parce qu’une recréation en Suisse de la première version de 1er Avril, celle de Bruxelles avait été annulée au dernier moment, ça, ç'avait été dur, ça.
Il reste aussi le projet de film de César qui pourrait encore faire exister cette matière-fantôme. Là, je vais quand même un peu supplier César pour qu'il trouve un moment (il lui faudrait une semaine) pour réaliser ce film pour aller à Cannes (par ex). 
Je ne comprends pas, réellement je ne comprends pas pourquoi mes spectacles ne tournent pas, même les plus beaux. Il y a des raisons objectives qu'on peut aligner, mais, quand même, je ne comprends pas. Je ne le comprends pas. Vous êtes peut-être moins triste que moi (je vous le souhaite) car, de l'intérieur, on ne pouvait s’apercevoir du résultat, mais, moi, je l'ai vu ! Et si quelqu'un m'y fait repenser (ça arrive souvent), m'en parle avec amour, ça me déchire littéralement de ne plus travailler avec vous dans cette liberté retrouvée...
Juste redire mon amour et l'envie de travailler avec chacun de vous alors dans d'autres configurations, l'envie de vous retrouver,

Yves-Noël

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Monday, April 21, 2014

P luie solaire pour mélomanes !


Julien Spianti
A voir absolument ! Excellentissime moment de théâtre ! myriades d'inventions et de beautés plastiques — pluie solaire pour mélomanes !
Plus que deux dates, les 11 et 12 Avril !!!
Aux Bouffes du Nord à 21h



Florence Violet
Cher Yves-Noël,
Les strates du spectacle sont retombées et les fantômes ont rejoint les autres tout là-haut sous la coupole… « Merci d’exister », vous ai-je dit après l’avant-dernière au bar, avant de courir prendre mon train et je vous le redis !
Car depuis, je voudrais retourner aux Bouffes du Nord, voir ce que je n’ai pas vu et entendre, ce qui m’a échappé, mais non, il n’y a plus de spectacle !  No more dreams ! J’espère que le spectacle sera repris aux Bouffes, c’est le seul écrin possible, je ne l’aurais peut-être pas aimé ailleurs… je n’ai pas tout aimé non plus, mais ce n’est pas le résultat qui fascine mais « la beauté du geste », la façon d’y arriver.
J’ai aimé ce long silence de noir profond, la fumée qui a envahi ce lieu vide mais tellement habité, les chants, le public confronté au rien, contraint de se projeter dans le vide, de s’accrocher aux apparitions, de les « ressentir » sans comprendre, ça peut se casser la gueule à tout moment, frôler le kitsch, le gratuit, c’est un acte funambulique car ce que vous demandez, ne rien faire, pour les acteurs, c’est le plus dur. Rien n’est appuyé, juste « Marcello » une fois presque murmuré et c’est La Dolce Vita, le Minotaure, on ne sait pas pourquoi, mais c’est normal qu’il soit là… D’autres, c’est moins évident : d’où est sorti ce personnage barbu soufflant dans un bout de bois : des bruits d’eau marécageuse de la bande-son, le transformant en sourcier ou en chasseur de canard testant son appeau, de la forme du bâton, ou du costume vieille France ? et ça joue… Un moine, un milicien, et arrivent des archétypes de la mémoire ; en fait, c’est vrai, ce que vous dites dans votre blog, qu’il pourrait ne pas y avoir d’acteurs, mais des objets, un casque et c’est Rome, un manteau et c’est Brecht, juste avec la bande-son et la lumière (bravo !) C’est parce que, dans ce théâtre-là, tout est magnifié, en lévitation, que c’est possible, j’ai crû que la bassine sur les gradins elle était là pour jouer (c’est beau, le son d’une goutte d’eau qui tombe, mais il aurait fallu un micro !), que les gens qui ont ri quelquefois à contretemps, c’était des acteurs complices. Il y a tellement de fantômes possibles dans ce lieu, avec la perspective du fond rouge et la hauteur de la coupole, on est vraiment dans le sacré total et c’est l’au-delà des acteurs qui le rend perceptible.
Bref, merci pour le rêve ! (ter repetita !) Un deuxième avril ?

Merci infiniment ! « Merci d’exister », c’est une phrase (indélébile dans ma mémoire) que j’ai entendu dire par une jeune fille en larmes (quasiment) à Marguerite Duras une fois que nous l’avions amenée voir Kontakthof de Pina Bausch au Théâtre de la Ville. Bien sûr, cette adolescente avait mon âge, mais, moi, j’étais là, au côté de Marguerite Duras qui avait véritablement « goûté » ce moment et qui avait répondu délicatement : « Qu’est-ce que je peux répondre à ça ? » Le personnage barbu soufflant dans un bout de bois sort d’une sublime exposition du peintre extraordinaire et néanmoins un ami, il est venu 3 fois voir 1er Avril, Bruno Perramant. L’exposition s’appelait : Le Maître des anges rebelles (c’est une citation directe). Alors, aussi, il faut que je vous dise : il n’y a pas de bande-son, c’est toute l’astuce. Pour arriver à ça, 1er Avril, impossible sans Benoît Pelé qui improvise le son tous les jours comme un acteur. C’est une question d’impacts, c’est ça qui permet cette qualité inouïe : il y a quelqu’un. Et c’est pour ça qu’il y aurait pu n’y avoir que « des costumes avec personne dedans » selon la formule abondamment répétée, parce que, lui et Philippe Gladieux qui improvise aussi tous les jours la lumière, tous les deux, donc, étaient bien là. Son-et-lumière, certes, mais pas déjà fait, en train de se composer exactement en même temps que vous, spectateurs, le découvrez.
Bien à vous,
Yves-Noël

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Saturday, April 12, 2014


« Est-il besoin de préciser que le point névralgique de ce mécontentement, j’allais dire son point fort, est qu’il exclu de lui-même et d’emblée toute idée d’apaisement. Il n’y a pas d’ « arrangement avec l’Impossible », pour reprendre un mot de Cioran »

A part ce que j’ai dit à Bertrand et à Jeanne, pour les scènes mondaines, soignez bien les sorties et les entrées, on est dans le royaume de Dieu, dans le château des âmes et des esprits des catacombes et des pyramides, des villes englouties et des Pompéi recouvertes — ou des grottes. On n’est pas dans un théâtre avec des sorties coulisses pour se changer et revenir comme une fleur. Ça, ça craint. Faites en sorte de jouer ces sorties et ces entrées d’une manière très, très fine, très soigneuse, ce sont des âmes ou des fragments d’âmes qui se détachent du groupe, qui restent et qui se détachent à la fois, comme si, peut-être, votre corps restait (à écouter Damien, par ex) et votre âme s’échappait. Quand vous revenez aussi, il faut qu’il y ait eu un voyage, un énorme voyage… Cette note concerne Ambroise, Soleïma, Simon (à qui j’en ai déjà parlé) et Perle (qui est la seule à avoir bien joué, hier, ce que je demandais). Jeanne, j’y pense, ne bouge pas la tête quand Simon arrive, c’est pas assez mystérieux, on comprend pas pourquoi tu ne te retournes pas avant si tu as l’air si « aware ». Non, en fait, tu ne sais pas ce qu’il t’arrive, ton destin, tu ne le décides en rien, tu ne sais pas, tu as la disponibilité d’une bête devant son destin (il faut) ou encore — pour reprendre Arthur Rimbaud — : « Rires des enfants, discrétion des esclaves, austérité des vierges » et le temps : massif et immense, celui dont on ne sait rien, notre seul dieu ; il passe et nous l’attendons. Sur l’attente, Marguerite Duras : « L’attente est un absolu de l’individu. Tout le monde attend. Et on attend rien. On attend que passe le temps. C’est complètement positif, ça. Que passe le temps avec ce qui l’amène. C’est-à-dire on attend l’inconnu du temps, donc l’inconnu de soi. Quand vous avez envie d’écrire, à votre âge, à 16 ans, quand vous avez envie de pénétrer dans le monde de l’écriture — et non pas dans le monde de la littérature (c’est très juste, cette différence) —, ce n’est pas pour dire certaines choses. De même que, quand vous « attendez le temps », ce n’est pas pour « vivre » certaines choses. Rien n’est à la hauteur de l’attente. Rien au monde. Même l’attente d’une personne âgée, simple… Quand vous attendez d’écrire, quand vous espérez écrire, vous espérez rentrer dans le monde de l’écrit. C’est comme si on espérait parler et qu’on ne sache pas parler. Qu’on espère lire. C’est une dimension aussi importante, aussi capitale. Et la chose rare, évidemment, c’est qu’on y réussisse. C’est-à-dire qu’on réussisse à rentrer exactement dans l’écriture de tout le monde et pas dans l’écriture de soi. Seulement, contradictoirement, c’est à partir de soi-même, à travers cette particularité de soi qu’on touche le général. C’est en écrivant ma vie, en parlant de mon enfance, de ma mère que je suis au plus général de moi. C’est ça, l’écriture. »
A ce soir, ¼ avant 8h pour « se relier », oui. A l’heure ! Sans panique, please…
Voici un message de qq’un qui a vraiment été touché (je souligne ce qui, moi, me touche le plus) :
« C'était vraiment comme porté par des bras bienveillants pour être mis en face de choses merveilleuses et cruelles. J'en suis encore extrêmement ému. Et ce chanteur nu contre la porte ouverte qui d'un coup ressemble à un Rodin et cette manière de laisser le public seul parfois... Non, vraiment, c'est puissant et indescriptible à moins de se mettre réellement à écrire ! »

Pensez au public.

Ce soir, notre cœur saignera rouge...
Dernière, ce soir, samedi 12, de 1er AVRIL, aux Bouffes du Nord.
Merci à l'infinité des retours et à la démultiplication des pains (et des poissons !) opéré par le public qui se charge soudain (c'est ce que j'espérais) de créer le spectacle à notre place. On aurait pu, comme ça, tous ensemble, créer un vaste mouvement, une nouvelle religion (du rien), mais on s'en va déjà car la vie passe vite... Encore ce soir à partager la porosité de nos âmes, les embrasements de feu, de glace, les états de la matière, l'inconnu... cœur à cœur avec vous ! Merci ! (Et, comme disait Marguerite Duras : « pour une fois que nous ne sommes pas morts... »)

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Friday, April 11, 2014

L a Culpabilité


Frédéric Fresson
Tu as tjs la grâce, c magique, ta présence sur le plateau, j'adore !!! Juste une question : pourquoi terminer sur le Miserere ? Je t’embrasse, Fred Fresson

C'est quoi, le Miserere ? Les chanteurs chantent ce qu'ils veulent, je suis pas au courant (culture musicale...)

En gros, c’est : Pitié, mon Dieu, lave-moi de mes péchés !!

Ah, ben, oui, il serait temps ! (ou si, toi, tu veux me laver, cher Frédo, ça m'ira aussi !)

La culpabilité chrétienne ne t’étouffe pas, me voilà rassuré, gloire à toi et à bientôt !

Siiiii ! elle m'étouffe ! Lave-moi, Frère Frédo, lave-moi de toute cette culpabilité ! Lave-moi, punis-moi ! Baise-moi !

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Thursday, April 10, 2014

« …parce que c’est à tout ce qu’on ne voit pas qu’il convient de s’adresser — aussi — et qui porte la confiance et la foi. »


Ce soir, important de se réunir ne serait-ce qu'1/4 d'heure avant 8h pour se rassembler (à la Madonna, je sais, mais c'est important...)
Ce soir comme tous les soirs.
La représentation d'hier était bonne car elle avait le goût de la fois unique (alors que celle de mardi était plus fastidieuse, il manquait des richesses — des richesses de présent — les seules réelles, les richesses de l'expérience même et de la vastitude de la liberté de l'âme — comme le dit Thérèse... Liberté physique de l'âme (indépendamment — peut-être — qui sait ? — de la vie et de la mort de l'individu)...
A tout de suite, 

Yvno


« Ce qui nous importe, ce qui importe à l'âme, qu'elle pratique ou non la prière, c'est qu'on ne la néglige ni ne l'opprime. Il faut la laisser aller libre dans ses multiples demeures, de haut en bas et sur les côtés, puisque Dieu lui a conféré tant de dignité ; elle ne doit pas rester longtemps confinée dans une seule pièce. Oh, mes filles, ni même dans la connaissance de soi ! A l'entour de cette pièce, la première demeure, celle de la connaissance de soi, il y en a beaucoup d'autres, et au-dessus aussi. Parce qu'il y a lieu, ici, dans notre château aux multiples demeures, de considérer les choses de l'âme dans leur plénitude, dans leur étendue et leur grandeur : il ne faut rien lui chicaner à l'âme, parce que sa capacité surpasse de loin ce que nous pouvons imaginer. C'est de toutes parts qu'elle reçoit le soleil qu'il y a dans ce palais. » 

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Friday, April 04, 2014

Zineb Zineb
Vu samedi dans le cadre des avant-premières…Effectivement il y a quelque chose d'unique !

Crystal Shepherd-Cross
Un arrêt, une joie, un doux choc

Bruno Forget
Un beau souffle de liberté, de créativité. Merci. :-)

Thusnelda Mercy
A voir absolument !!!!!!

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Thursday, March 27, 2014

« Un hors temps, qui n’est pas l’éternité, mais l’inconnu. »


Valérie Da Costa
Yves-Noël,

Le « teaser » de ton dernier spectacle à la Ménagerie était une traversée des âges, 1er avril est une traversée du temps et de l'espace. Merci pour ce magnifique voyage ! et la coupe de champagne qui a suivie...
Amitiés,

Valérie

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Tuesday, March 25, 2014

Si, la fabuleuse expo de Bruno Perramant intitulée Le Maître des anges rebelles a toujours lieu, jusqu’au 29 ! 19, rue Michel Le Comte à Paris (galerie In Situ, dans la cour à gauche)


Ah ! je suis contente d'avoir des nouvelles de la création !
Le spectacle va être une merveille. Si je dis cela, ce n'est pas pour « t'encourager » bêtement, c'est parce que je le sais.
Quand  il y a autant d'amour dans une parole (comme la tienne), cela ne peux donner que de la beauté, et ton équipe est magnifique.
Voila, c'est aussi simple que ça.
j'ai vu un spectacle ce soir et... je n'ai rien compris !
Toi, je comprends tout.
Bon, aussi, je voulais te dire que ce fut un bonheur de te voir à Paris ! et j'ai appris à me servir d'un Vélib’ parisien ! d'ailleurs je n'ai plus cessé de m'en servir !
J'ai vu aussi l'expo de Bill Viola (je pense que cela devrait te plaire... mais, plus tard, quand tu auras le temps… ça vaut le coup… payant (9 €)… vu le livre sur Zurbarán à la sortie...
Ah, oui, je suis allée rue Michel Le Comte (Perramant)... plus d'expo !
Voilà, j'essaie de venir soit le 1er soit le 4 avril aux Bouffes… je te le dis vite car je dois organiser un a-r express car je répète de suite après...
A bientôt !

Isabelle

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Sunday, March 09, 2014


Vous avez reçu comme moi le mail désespéré de quelqu’un que plusieurs parmi vous n’ont même jamais croisé. João traverse une période personnelle difficile. J’avais commencé de lui répondre, mais c’est très difficile car il s’agirait surtout d’aider qq’un qui souffre… Mais je viens de passer ce soir plusieurs heures au téléphone avec lui. J’ai probablement attrapé le cancer de l’oreille, mais ça valait le coup : il est redevenu adorable comme il l’a toujours été (trop). Il m’a raconté sa vie, très émouvante, je lui ai dit qu’il faudrait faire un spectacle dessus. Il est dans une période extrêmement difficile, c’est le moins qu’on puisse dire, je vous passe les détails, et qui le rend absolument réactif. On le serait à moins. J’ai conscience que le travail proposé peut sembler piétiner (ou faire peu de cas) des histoires personnelles. Ce n’est pas seulement dû au manque d’argent, mais aussi au manque de temps : il faut nous sentir disponible à qqch qui doit à la fois faire entièrement plaisir (ça n’advient qu’ainsi), mais aussi dont on ne sait rien. J’ai quelques intuitions, ce que je voudrais, surtout ce que je ne veux pas, mais je ne sais rien. C’est l’espérance que qqch de nouveau surgisse, apparaisse et me surprenne, me dépasse : je ne veux pas refaire ce que je sais faire, c’est tout ce que je sais. C’est donc peut-être difficile — pour vous — de vous engager dans ce travail inconnu qu’on ne peut pourtant toucher qu’en s’engageant. « Idéalement des costumes avec personne dedans », la phrase, déjà prononcée, est très belle poétiquement — et João qui a joué Fernando Pessoa dans le dernier spectacle n’est pas le dernier à la comprendre ! —, mais quand il faut gérer ça avec son amour-propre, ce n’est peut-être pas si facile. Je le sais et je croise les doigts pour que votre enthousiasme ne vous quitte pas ! Amis de la transparence, bonsoir ! Le projet : il s’agit de rendre vivant les murs (qui le sont déjà)... Que le théâtre soit le personnage principal, et que, nous les hommes, nous ne soyons plus au centre, mais que nous en devenions comme les gardiens de la vie, les fantômes du temple. C’est bien barré, si on résume !
Bonne nuit !

Yves-Noël

Voici de nouveau le poème de Gérard de Nerval que vous connaissez (déjà ceux qui étaient là en septembre) et qui inspire ce projet (et quelques extraits du Jardin des Délices de Jérôme Bosch) :



Vers dorés

Homme ! libre penseur — te crois-tu seul pensant
Dans ce monde où la vie éclate en toute chose :
Des forces que tu tiens ta liberté dispose,
Mais de tous tes conseils l'univers est absent.

Respecte dans la bête un esprit agissant :
Chaque fleur est une âme à la Nature éclose ;
Un mystère d'amour dans le métal repose :
« Tout est sensible ! » — Et tout sur ton être est puissant !

Crains dans le mur aveugle un regard qui t'épie
A la matière même un verbe est attaché ...
Ne la fais pas servir à quelque usage impie !

Souvent dans l'être obscur habite un Dieu caché ;
Et comme un œil naissant couvert par ses paupières,
Un pur esprit s'accroît sous l'écorce des pierres !

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Sunday, February 16, 2014

L a Merveille


Et la merveille, eh bien, c'est tout le reste ! Nous avons déjà bâti et présenté en avant-première en septembre une première partie que je trouve sublime (je n'en suis que le spectateur) et nous allons faire la suite. Les Bouffes, c'est sublime en soi (je n'ai jamais compris comment on pouvait y rater un spectacle), c'est une acoustique parfaite. J'étais parti sur l'idée d'un son et lumière, d'un spectacle-poème du lieu qui se suffirait à lui-même sans acteurs (j'en ai déjà fait un : c'était génial). En tout cas, pour septembre. J'aurais rajouté des personnages ensuite... au besoin. Donc le son est très présent, omniprésent, un opéra. En fait, j'ai un peu triché sur cette première idée parce que j'ai eu 3 matinée la salle avant septembre et j'ai auditionné (comme j’adore faire). J'ai donc engagé aussi Jeanne et Bertrand puis un trompettiste puis un jeune acteur croisé dans une école à Bruxelles. A la fin de cette première partie à 4 personnages, une foule arrive, dérive (qui est pour moi la foule du quartier de La Chapelle, merveilleux quartier cosmopolite). A partir de cette foule, les cartes sont redistribuées pour une deuxième partie et sans doute une troisième. C'est difficile et un peu vain d'essayer de vous expliquer tout ça par mail. C’est pour ça que je me réjouis de notre rencontre prochaine. Il y a aussi une danseuse brésilienne exceptionnelle dont j'attends beaucoup, Ana Pi. Ce serait merveilleux avec vous… et puis il y a cette foule bigarrée (une dizaine de personnes, pour le moment) avec laquelle il y a tout à faire... très excitant !
Bref, on se voit lundi 24 si vous le voulez toujours et tant pis si vous ne pouvez pas faire les Bouffes, Jeanne m'a conseillé de vous rencontrer quand même pour autre chose, la suite... Elle a raison ! et c'était de toute façon mon intention, mais les Bouffes, c'est exceptionnel ! Regardez si vous ne pouvez pas…

Bien à vous, 

Yves-Noël

Ci-dessous des liens pour des vidéos qui peuvent vous donner une idée de ce que je fais. Sur les parties de Jeanne et Bertrand, le son est malheureusement très mauvais, on n'a pas pris le temps pour le moment d'enregistrer avec autre chose que les micros caméra. 

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P our aller vite : Cioran + la joie


Bonjour Arielle Dombasle, 

Juste un petit mot rapide que je glisse pour vous à notre amie commune, Dominique. Regardez, si vous le pouvez, quelques bouts de vidéo dont les liens sont ci-dessous et, si ça vous amusait — ou vous intriguait — de participer à l'un de ces non-spectacles — dont Philippe Katerine est fan, si vous voyez le genre... Il s'agirait sans doute d'une apparition « inimaginable », surréelle dans cet univers de disparition (pour aller vite : Cioran + la joie), comme si le Christ apparaissait de nouveau (par hologramme). Je ne sais pas. Bien sûr, tout cela vous semblera sans doute très banal car vous en jouez, vous, tous les jours, de l'apparition et de la métamorphose de l'étoile ! Néanmoins je sens — et je pense — que de ce décalage : vous retrouver, vous, dans ce genre de spectacle aux Bouffes du Nord (spectacle en creux, comme je disais) pourrait surgir une extrême beauté (mais, là encore, vous connaissez, vous, si parfaitement la chanson de la beauté extrême...)
Je pars une semaine à Bruxelles jusqu'à dimanche 9 et, si vous le désirez et en avez la possibilité, nous pourrions nous croiser la semaine suivante. Si vous préférez cette semaine, il m'est aussi possible, bien sûr, de faire un aller-retour de Bruxelles.
Bien à vous, croyez en mon émerveillement, 

Yves-Noël Genod

(06 84 60 94 58)



Les dates de représentations sont du 1er au 12 avril (10 fois) à 21h, répétitions (in situ) : 6, 7, 8 mars et à partir du 19 mars. Avant-premières les 28, 29, 30 mars, 21h. (C'est à dire : 2 dernières semaines de mars et 2 premières semaines d'avril.)

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Monday, January 27, 2014

Sinon un truc que j'ai oublié de dire l'autre soir (qui était un plaisir) et que j'avais dans la tête, ce serait l'idée que tu reviennes (si Jeanne va au couvent, etc.) de manière entièrement transformée, un autre totalement (postiche, etc.), à la Fantomas : que si Jeanne te croisais elle ne te reconnaitrait pas — ou alors elle te reconnaîtrait au travers d'un personnage qui lui semblerait totalement nouveau (de manière à ce qu'un cycle recommence...) C'est difficile à faire pour que ce soit bien fait, c'est vrai... mais, voilà, une idée de plus...




Oui... Ce qui compte, c'est cette sensation d'autres espaces-temps, de très grands sauts dans le temps. Il s'agit peut-être (sans doute) de la même femme, mais des tempêtes (cosmiques) ont fait que l'homme n'est plus du tout le même... Enfin, j'aimerais bien un peu de fantastique... Femme éternelle (peut-être, comme figure), mais l'homme apparaît et disparaît, elle l' « efface » et le recompose au cours des siècles...

— La génitrice ! la matrice…

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Sunday, January 05, 2014

Quel plaisir incroyable ! de revoir tout à l’heure (pour la quatrième fois) le fabuleux travail de Jeanne et Samuel (et Judith, surnaturellement naturelle, et tous les autres). Je suis de plus en plus bouillant d’arriver un jour, moi aussi, à pouvoir vraiment travailler (pas simplement jouer au poète), monter des prod pour pouvoir bosser… et arriver à, par ex, cette puissance de frappe, ces machines de guerres et d’amour, ces cas de réussite que j’admire tant… Je suis content de vous retrouver. J’avais envie de vous voir le plus rapidement possible (mais le 15, maintenant, viendra vite) parce qu’en cette fin d’année (dernière), après l’épreuve Ménagerie de verre (une réussite, certes, mais une dépense d’énergie très intense), j’avais (principalement) 2 points d’interrogation qui me flottaient autour de la tête, c’était — justement — comment trouver plus d’argent (n’ayant pas eu l’Arcadi) et, deuxièmement, comment trouver du public… Je pensais que sur ces 2 points, vous pouviez me donner quelques conseils et me (re)lancer sur de bonnes pistes…
A très bientôt, avec mes meilleurs vœux,

Yves-Noël

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Saturday, November 02, 2013

S cénario des Bouffes (raconté par Youness)


Il n’y a pas de spectacle. Une femme qui aime, cette femme est l’avenir. Un ange et Bertrand la féconde et la laisse à peine née. C’est l’histoire de la rose du Spectre : tu m’as mise à la boutonnière et tu m’as jetée. Et cette femme à peine éclose… et Simon lui prend sa place et, ça, c’est mortifère — et musicien payé en cigare pour l’enterrement. Play it again, Sam. Elle est morte, tu veux pas venir jouer un peu ? Petit matin, tous ces gens sortis des fêtes, des asiles. Tous ces gens qui forment un possible pour l’avenir. On passe très vite d’un espoir à un désespoir à un espoir… On est vraiment dans la cyclothymie de Nerval. Les tarots, les rébus, les choses possibles, les combinaisons. Un enfant, un vieillard, un artiste peintre, qu’est-ce que ça veut dire ? Des choses qui prennent du sens pour l’avenir (comme quand on tire les cartes du tarot). La fumée : marque du vide. Le théâtre, dans son état premier, c’est la fumée. Remettre de la fumée ou compenser par une lumière un peu plus recherchée. Lumière trop triviale avant que Louis rentre — et, du coup, les gens ont pensé que c’était fini… On tire une carte, elle s’appelle Bertrand, Jeanne… C’est le pendu, elle s’appelle Simon. Plus menaçant. Ménager cet effet de groupe sur le plateau et après en on tire 2 ou 3… En gros, à la fin, on se dit : c’est le début d’une pièce de théâtre… Et, là, il faut des acteurs (il en faut dans la foule, il peut y en avoir). Procédé un peu germanique, on est un peu chez Botho Strauss, Handke, Nören… Tu as réussi à faire entrer La Chapelle dans le théâtre. Avec le son + cette image, j’avais le monde qui rentre. J’étais à 6h du matin à la gare du Nord. Dramaturgie du monde dans le théâtre, un certain théâtre politique, Nören, Handke, Fosse, Chéreau… Des entités qui se matérialisent d’un coup. J’adore ton concept de matriochkas. Tu dis : c’est fini, mais, en fait, c’est jamais fini. Mouvement bipolaire tout le temps. Temple de Junon. La déesse de la fidélité et du foyer. Vesta, avatar de Junon (divinité mineure). Norma, c’est une vestale (souvent des vierges). En ouverture Didon et Enée, très beau, très riche. Duo Jeanne et Bertrand, très beau. Jeu des poupées russes, substitution. Hier, ça s’alourdissait, ça s’appesantissait, il faut que ce soit du mouvement, mouvement de planètes, Jeanne encore là, mais déjà en train de partir… Leur rencontre = léger, pas lourd, personnage là et pas là, d’un autre temps… Bertrand complètement aérien… 

(Notes recopiées du téléphone, ça continue, je crois, mais j'ai dû faire autre chose...)

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Monday, September 16, 2013

A cróbata


Mon ami (nouvel et éternel ami…) Très heureux que tu fasses partie de l’aventure ! J’espère que tu pourras te libérer (entre le 19 mars et le 12 avril) et que tu supporteras les conditions financières pour le moins roots de la maison Genod (il est nul à trouver de l’argent). Tu sais, je repensais à ta question des « emplois », le vieillard, le bébé, l’acrobate, l’étudiante aux beaux-arts… comme des santons de Provence… et je voulais te dire à quel point celui de l’ « acrobate » me va au cœur — je l’ai découvert il y a 2 ans, au musée d’archéologie de México : une extraordinaire petite sculpture précolombienne, en terre, représentant un homme en train de faire probablement un salto, une chose bouleversante devant laquelle je suis resté longtemps à rêver (à ces milliards d’années-lumière qui nous séparaient et ce message pourtant si clair), une sculpture évidemment nommée : « acróbata », dans le cartel, ce mot que j’adore et cette chose du fond des âges…
A bientôt, quand tu veux !


YN

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B oots Scraping on Asphalt


Tiens, je pense à toi (encore et toujours) parce que j'ai vu les films les plus beaux que j'ai vus de ma vie, je crois : la Trilogie Bill Douglas (je crois que ça n'existe pas encore en dvd) et je lis sur Wikipédia, par ex, ça : « The austere black and white images of the films embody a stillness and intensity reminiscent of silent cinema and this visual style is augmented by the equally spare and precise use of sound. Just as the stillness of the image forces the audience to look, so the relative silence encourages greater attention to specific sounds — boots scraping on asphalt, the chirping of birds and the timbre of voices — granting an emotional power lost in the aural bombardment characterising much contemporary cinema. » Vraiment, il faudra faire du cinéma (tu peux faire du cinéma, les films que tu veux, tu peux repiquer dans des films pour avoir des ambiances complexes déjà faites — et en évitant, parfois — ou non —, the aural bombardment...)

Tiens, notre petit chevalier (Simon), il faut lui trouver une armure ! (je sais pas où...)


YN

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Sunday, September 08, 2013

L ettre à un père


Merci beaucoup d’être passé parmi ma crèche de santons de Provence ! Je te regardais et je me disais : quel dommage qu’il ait à mourir (un jour) cet homme… mais c’était sans affect, pas parce que tu étais mon père, mais, je me disais, « pour l’art », « quelle perte ça va être pour l’art… » Ce serait formidable que tu sois là en mars-avril, mais c’est évidemment plus contraignant puisqu’il y a 10 représentations, plus, peut-être, 5 avant-premières. Je ne sais pas comment on pourrait organiser ça. On pourrait organiser un ou 2 voyages pendant cette période — puisque, par ex, pendant le temps des représentations, on ne joue que du mardi au samedi (ce qui te ferait partir le dimanche et revenir le mardi pour jouer)… on a le temps d’en reparler… Profite bien de ton séjour en solitaire et ne t’abîme pas ! Tu dois prendre soin de toi, petite merveille... « pour les besoins de l’art » (c’était dans les contrats quand j’ai commencé à faire ce métier : interdiction de faire du ski ou ce genre de choses dangereuses risquées…)
Voici une citation que j’ai trouvée sur Fb (un « réseau social ») juste au sortir du théâtre, hier, et que j’ai trouvé rendre compte du bonheur qui est le mien, surtout hier où j’ai vraiment été ému par la représentation : « Le secret du succès est de faire de ta vocation tes vacances. » (Mark Twain.)
A bientôt,


Yves-Noël

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Saturday, August 31, 2013

A gathe Trémouille



Oh Yves-Noël,

je veux venir, j'en ai l'envie & le besoin.
Et pour mon silence, frère humain, n'ayez les cœurs contre moi endurcis.
Je veux
Voir
Agir
Massacrer
Sacré
Ça crée

En fait, il faudrait arriver à reconstruire ça (ça n'a pas l'air très compliqué) : 


Peut-être utiliser une télé, en lieu et place du feu, pour fabriquer de l'oubli, comme disait Godard. 
Et puis aussi :
suspendre Madely par les pieds
faire une armure de Rose (sic)
lâcher une abeille dans le public et attendre qui serait l'élu. 
Une mouche hier est entrée dans la bouche de Fabien alors qu'il jouait Platonov, elle en est ressortie quelques minutes plus tard, interdite.
Et puis construire des brèches pour la lumière

Du reste j'ai trouvé du logement chez une amie au nom improbable (Agathe Trémouille) dans le 18ième.
J'avais l'intention de prendre le bus demain en fin de journée.
Nous pouvons nous skyper oui, ce soir ? 22h ? ou demain matin ?
Dis-moi

x
b

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Friday, August 30, 2013


Salut Dominique, 

tu n'aurais pas envie de m'envoyer les photos du château qui avaient l'air si beau ! (du salon et de la lampe).

Sinon, réserve ta soirée du 6 ou bien ton après-midi du 7, je vais essayer de montrer qqch...

Bises, 

Yvno

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